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Blog de poésie, histoire de la musique et des arts,
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Musique de la semaine

Arundo Donax

25 juillet 2007 3 25 /07 /juillet /2007 08:05

 

Ecrit en regardant les photos de la maison de jeunesse,  Jautan



Tu ne sais plus les ruches
tu ne sais plus l’odeur du vent dans les greniers
quelques pages à peine dans l’acier des choses


Il te faudra un jour accepter l’en-deçà
et que ta nostalgie soit délectable et gaie
que tu t'appuies sur elle au lieu de la laisser
te pousser à la chute

Sais-tu ce qui te blesse quand tu reviens toujours
où les enfants inventent ce qui n'est pas encore
et pleurent à jamais ce qui ne sera plus?

Tu cherches celle que tu rêvais d’être et n’es pas devenue


Tu te transformes en point au lieu de te filer

Le point
c’est si parfait un point
en apparence
mais sait-on le situer
autrement que lorsqu’il se trouve sur une ligne
entre telle heure imprécise et telle destination inconnue?


Il existe un mot simple
quoique la peau la voix la pensée ou le geste échouent à le tenir


La joie
monosyllabe
la joie du consentir
à l’hier pour demain


Ne hais
ta nostalgie
elle n’est
que par ce qu’elle étaie




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publié par Viviane Lamarlère - dans Chemins de solitude
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commentaires

Evan Mirzayantz - pour L'Allant Vers 06/08/2007 10:42

Merci infiniment !

Dans l'attente de vous lire,

Longue vie à votre blog !

Russalka 06/08/2007 14:41

j'ai essayé de vous en envoyer ce matin à l'adresse Yahoo, ils me sont revenus, alors les voici:  Texte 1: Au passage le tempsAu passage le temps    goutte à goutte sans escale sans bruit        me frôle la joue les soirs d’incubaison    au passage le temps        ses mots en éventail sur le pourtour des yeuxla peau qui transparence à débusquer le je        parmi tant d'autresêtre un grand arbre blanc        sur la route immobile épluchée par le vent    attendre jusqu’à milleAu passage le temps    de plus en plus souvent un poids neuf inconnu qui énigme les gestesfurtives    entre deux huis        les choses d'autrefoiselles paraissaient immenses        les souvenirs s’estompent il reste quelques tachesl’imprononcé de l’êtreElle rêve un chemin qui s’ouvrirait tout seul        pas ces chemins bourbeux où elle s’est blessée dans des sortes de nuitsUne improvisation qui monte et qui descendetaillée crue dans le vert pour regarder tout droit comme on s’endort    ou se perdre à plaisir        des portes tout du long trois dièzes à la clef pour s'envoler au vent    pas trop de soleil pas trop d’ombre                mais la brisesur le visage nudes voix qui parlent sans urgenceau lointainle jourpuisTexte 2La nostalgieTu ne sais plus les ruchestu ne sais plus l’odeur du vent dans les greniersalors tu t’en reviens aux traces du passéquelques pages à peine dans l’acier des choseselles ne se ressemblent plus sous le pansement de poussièreIl te faudra un jour accepter l’en-deçàet que ta nostalgie soit délectable et gaieque tu t'appuies sur elle au lieu de la laisserte pousser à la chuteSais-tu ce qui te blesse quand tu reviens toujours aux mêmes lieuxoù les enfants inventent ce qui n'est pas encoreou pleurent à jamais ce qui ne sera plus?Tu cherches celle que tu rêvais d’être et n’es pas devenuele cœur plein de grumeauxA force de te chercher tu te transformes en point au lieu de te filerLe pointc’est si parfait un pointen apparencemais sait-on le situerautrement que lorsqu’il se trouve sur une ligneentre telle heure imprécise et telle destination inconnue?Il existe un mot simplequoique la peau la voix la pensée ou le geste échouent à le tenirLa joiemonosyllabela joie du consentirà l’hier pour demainNe haista nostalgieelle n’estque par ce qu’elle étaietexte 3 Les petits pasles petits pas d'hésitation    Le petits pas d’hésitation tournent en rond tournent en rond    ils marmonnent en bruit de fond    hésitons sans hésiter    il en restera quelque chose    dans le charivari des possibles    il faudra bien qu’on ose    adopter    celui dont les voyelles sonneront    paisibles    Les petits pas de décision    ils vont tout droit ils vont tout droit    sans se poser plus de question    ils sauront assumer ma foi    l'irrémédiable    de nos choix    Les petits pas de contrition    ils pensent long ils pensent long    et toujours à rebours du temps    tout leur est falaise ou surplomb    où méditer    au décalage    combien il eut été    plus sage    de s’accorder la réflexion    d’usage    Les petits pas de componction    ils rongent rond ils rongent rond    ils vous encombrent le plafond    broyant du noir et du saumâtre    ils vous éteignent tous les âtres    en ruminant le mot coupable    ils ne savent pas    Misérables    que l’erreur est un apanage    de notre belle humanité    ils n’y voient que désavantage    on ne va pas les critiquer    en plus…    Les petits pas de l'éclosion    se rient de nos hésitations    des sentiments    en bleu et blanc    ils vont leur danse    insolemmence    en se chantant cette chanson

clémentine 26/07/2007 19:59

certaines personnes sont très douées pour t'empecher deêtre ce que tu voudrais être alors que c'est ton destin, celui qui était dans les chemins de ceux qui nous ont donné la vie, mais ces gens là te convaincront que cela vient d'eux d'où le paradoxe qui rend fou..
clémentine

Russalka 27/07/2007 09:22

C'est vrai, d'où l'urgence de faire de la nostalgie,( quand on le peut, parfois les faits sont si lourds à porter )un appui à l'existence, accepter l'irréversible et continuer de marcher. mais tu as raison, certaines personnes semblent n'être nées que pour entraver les autres, j'en connais plein, qui sèment le malheur autour d'elles.

mireille 25/07/2007 22:45

Une profonde tendresse sourd de ce poème, en même temps que la souffrance, et c'est ce qui me touche particulièrement.

Russalka 26/07/2007 09:17

C'est doux ce que tu dis, car la souffrance si on ne parvient pas à en faire quelque chose, on ressasse et se troue de partout.Merci de l'avoir senti ainsi Mimi.

eloïse 25/07/2007 12:03

Bonjour
Nous gardons au fond de nous une parcelle de passé ...qui se reveille a la moindre larme
Gérard

Russalka 26/07/2007 09:05

A la moindre larme età la moindre lamequi vient déchirer les cicatrices encore fraîchesmerci Gérard.

Evan Mirzayantz - pour L'Allant Vers 25/07/2007 09:50

Bonjour, j'apprécie beaucoup votre poème. Avec quelques amis nous avons monté une petite revue de poèsie, L'Allant Vers, que l'on présente cette année sous la forme d'un blog. Je pense que nous serions très intéressé par vos productions, et j'espère donc que vous nous en proposerez. Espérant vous lire bientôt, Cordialement, Evan (voir http://lallantvers.blogg.org)

Russalka 26/07/2007 09:04

merci Evan, pas de problème, je garde votre adresse et vais vous envoyer trois textes pour nourrir votre revue online à laquelle je souhaite beaucoup de succès et longue vie!!

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