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Musique de la semaine

Arundo Donax

13 mars 2008 4 13 /03 /mars /2008 20:29



Celle qui se nomme ton autre beauté
mains à femme et de toucher
l'ivoire

Celle qui se nomme ton Autre
    beauté depuis ton aube 
étend sous la jonchaie
sa terrifiante paix


Celle qui te nomme son Autre
Beauté
ventre de prendre muette
a ralenti sa barque
incendié ses cheveux pour mieux ouvrir
ta nuit

Fierté de chair où allais-tu
pressée
que le temps cherche ?


non
tu ne pourras pas fuir.



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Le tombeau des Regrets du Sieur de Sainte Colombe
par Jordi Savall à la viole de Gambe



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publié par Viviane Lamarlère - dans Un poème en crée d'autres
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commentaires

Merlin le zeteticien 08/03/2008 11:10

Tandis que je réécoute "La jeune fille et la mort", je découvre cette gravure terrible :http://www.lamortdanslart.com/fille/fille_sebam.jpgOui, alors que d'aucuns avaient dit "J'irai cracher sur vos tombes", d'autres jouaient entre les gambes* "Le tombeau des regrets" en donnant une âme si sensible à ses regrets que le coeur des vivants fondait en larmes.* En normand on dit "gaimbes".Je remets mon masque mortuaire et m'en retourne gésir dans ma crypte de paix éternelle, làa où la douce lumière bleue apaise les tourments.

Russalka 08/03/2008 19:42

Comme tu dis, cette gravure est terifiante, elle dit toute l'insouciance de la vieet heureusement que la vie l'est souventalors que la mort rode si proche, qui devrait nous faire aimer chaque instant.Je n'ai jamais lu Boris Vian, cela va t'étonner (toute une culture à refaire, on ne peut pas avoir lu tout Jankélévitch, tout Bachelard, tout ou presque Spinoza et j'en passe et avoir lu aussi TOUTE la poésie, question de choix.Et finalement je préfère le lamento du sieur de Sainte Colombe sur sa viole de gambe aux crachats d'un poète... oui. Comme toi. Bisous Merlin le Musicien.

mireille 07/03/2008 13:37

Comment ne pas être mal, chère Viviane au milieu d'une telle détresse:  ta jeune voisine brutalement en instance de mort; son mari atterré; ses enfants en état de choc...et toi (vous deux avec Michel) pour les accompagner dans ce passage, où l'on sait que la main tendue n'empêchera pas la chute. Et toi te donnant corps et âme dans une course éperdue...Mais il ne faut pas non plus porter les croix qui ne sont pas les nôtres. La mort  est une image, une construction de l'esprit: il y a la vie, que l'on sait transitoire et puis la fin de la vie, selon des modalités qui concernent le destin et qui nous échappent. Porter sa croix, ou peut-être simplement lui donner sa juste place, oui. Mais porter celle des autres n'est pas possible. Le mystère de leur destin rejoint le mystère du nôtre, à quelques  variantes près, qu'est-ce que cela change? Nous sommes unis dans ce mystère.Et cela nous grandit de nous le rappeler.Je pense à toi très fort , et je t'embrasse.Mireille

Russalka 07/03/2008 17:47

Tu es rassérénante, Mimi et cela me fait du bien alors que je rentre de recevoir des nouvelles encore plus mauvaises.C'est beau c eque tu dis du mystère de notre destin commun, et d ela manière dont nous pouvons nous retrouver aussi dans le souvenir.Bisous et encore merci

mireille 06/03/2008 14:23

J'ai mis un certain temps pour comprendre...Savoir celaEtre dépassé par celaEtre avec"c'est ce qui donne du prix à cette course", comme dit LucMoment d'incandescence qui nous concerne tous dans notre intimité la plus profondemerci Viviane

Russalka 06/03/2008 19:05

Comme tu dis, être dépassécar il est un lieu oùl'on doit laisser l'autre franchir seulje suis mal Mimi.

Valentine :0056: 06/03/2008 11:37

Poème énigmatique... que l'accompagnement à la viole de gambe fait rapprocher de textes du XVIe siècle, et pourquoi pas, d'une gisante au sein de sa cathédrale... Mais dont la Beauté (énigmatique) est indéniable.

Russalka 06/03/2008 14:00

Tu as trouvé le mot juste, Valentineune gisaantec'est pour une gisante que je l'ai écriten pensant à son angoisse alors qu'un chemin s'ouvreinéluctablesans triche possiblepour elle.

marlou 06/03/2008 09:43

Un vrai régal, bises

Russalka 06/03/2008 13:57

merci Marlène, c'est gentil comme tout.

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