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Musique de la semaine

Arundo Donax

3 janvier 2010 7 03 /01 /janvier /2010 14:50


A ceux qui ont perdu un être cher



Le temps leur est venu des
traces
de l'intervalle entre les traces
objets muets
poignées de terre meuble
que l'enfant seul devine
coulant en leur triomphe d’eau


Le temps s'est arrêté.

Silence à grande fleurs

Le ciel est jour de pierre

Et les gestes fouillant
jusqu'à ces noeuds du coeur où s'allumaient des arbres


Ce soir
ils entendent sa voix

Un souvenir de pas vient trouer l’hébétude
leur hâte  à se lever est du pays d'avant
mais rien


Résonance les murs
plus grave chaque fois

Ce qui était vivant l’était par elle
le soin qu’elle apportait à soulever les choses
pour éclairer les heures
ses mains qu’on devinait
ailes priant les fleurs
mais tout est éventré que les ombres dévalent

Le temps leur est venu





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publié par Viviane Lamarlère - dans Chemins de solitude
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commentaires

Renard 06/01/2010 01:54


Rentrant de vacances, je viens te souhaiter une bonne et heureuse année 2010, qu'elle soit douce et harmonieuse pour toi et les tiens.
Merci pour ce poème et le Requiem de Fauré (enfin une partie). 


Russalka 06/01/2010 10:19


Merci à toi Renard et que l'année 2010 te soit très douce ainsi qu'à tes proches!


la Calmette 06/01/2010 00:24


Bonne et heureuse année chère Viviane, que cette nouvelle année t'apporte plein de lumière et beaucoup de bonheur ! Je pense au petit Gabriel qu'on a enterré ce lundi, du haut de ses deux ans,
merci pour ce beau poème.


Russalka 06/01/2010 10:19


La mort d'un enfant est toujours révoltante
je n'ai pas trop suivi la presse ces derniers temps
ma famille étant souvent à la maison
 et ne sais de quel petit enfant il s'agit, mais l'idée de cette disparition précoce me fait mal, quelle qu'en soit la cause
 
merci cependant de tes voeux, accepte les miens en retour!


marlou 05/01/2010 14:45


Que de beauté pour habiller la tristesse...


Russalka 06/01/2010 10:07


Merci Marlou, il neige chez nous, vivement, de gros flocons épais et lourds
et ils viennent habiller de blanc ce jardin qui se trouve en face du mien
c'est beau sans être triste et dit que le deuil se fait...


ulysse 05/01/2010 11:38


Chacun de vos poèmes Viviane est comme un coquillage venu du fond des mers , j'y trouve une perle, ainsi en est il "de ces noeuds du coeur où s'allumaient des arbres..."


Russalka 06/01/2010 09:53


Merci à vous Ulysse, ce poème fut écrit lors du décès d'une personne accompagnée, dans ces cas là je crois que les mots viennent du
coeur, profondément...


Merlin 05/01/2010 11:29


Oui, le temps leur est venu... Mais quelle injustice pour tous ceux qui ont mal vécu leur temps ou ces autres qui l'ont vécu pendant si peu de ... temps.
La mort peut apporter la sérénité ou l'apaisement mais elle peut aussi raviver tous les tourments de la révolte. Pour les vivants qui restent, le plus insupportable est de n'avoir pas pu connaître
et aimer ces disparus qui leur auraient apporté tant.
Les seuls de mes amis qui ne redoutent pas la mort de leurs êtres chers sont des croyants fervents puisqu'ils croient à la vie éternelle et à la félicité pour leurs disparus : c'est toute la force
de la spiritualité religieuse ou spiritualiste : Victor HUGO ne faisait-il pas tourner les tables pour retrouver les mânes de sa chère Léopoldine ?
Mais la mort ne surprend pas le sage...

http://www.shanaweb.net/lafontaine/la-mort-et-le-mourant.htm

"Oh Marie, si tu savais
Tout le mal que l'on m'a fait."
Mes morts sont en moi et emplissent mon esprit...


Russalka 06/01/2010 09:49


Tu le sais je ne suis pas croyante et  la seule mort que je craigne est celle qui m'arracherait les miens.
Je n'ai jamais compris le besoin de divinité puisque j'ai la certitude de l'éternité de la conscience humaine
mais comme je comprends, oh oui, la souffrance de ceux, tous ceux qui n'eurent pas le temps de connaître leurs chers aimés, petits ou grands, père mère ou enfants en devenir
et aussi cet appel vers Marie, prénom magnifique ( la maman d enotre Maxou le porte bien joliment) et dont je sais pour toi les tristes résonances.
Merci de ce bel apologue que je ne conaissais que de très loin et du renvoi encore une fois vers un beau site, décidément La Fontaine est un immense poète, quelle musicalité...!
Merci Merlin du commentaire sous un poème que tu avais déjà aimé, je crois...



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