Mercredi 23 avril 2008
J'avais adoré sa Tragédie du roi Christophe. Et le mieux est, en suivant ce lien de le lire à ce sujet.
A l'occasion de sa mort, tout a été dit
bien mieux que je ne saurais le faire
et c'est une autre voix que la sienne qui chante en moi
plus discrète
aussi engagée
aussi fervente dans la défense des peuples opprimés
une voix un visage
à l'écorce burinée comme celle de ces très vieux arbres
dont le Tao
nous dit que leur constitution tordue
leur permet d'échapper aux attentions du menuisier
Atahualpa Yupanqui a résisté à tout ce qui tentait de le faire pousser droit
et j'entends dans sa Voie les fruits mûrs de l'air libre
indifférents aux modes
indifférents au temps
Imaginons-la berçant le Poète d' hier
de son Duerme, duerme Negrito
aux intonations rapeuses
au souffle qui passe entre les voyelles
à la tendresse infinie
dans laquelle je retrouve le caractère répétitif des chansons africaines
et ces percussions de la voix dont je vous reparlerai à propos d'une autre chanteuse
originaire d'Amérique du Sud
Atahualpa Yupanqui
Duerme, Duerme Negrito
Duerme, Duerme Negrito















Vos mots à vous