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Musique de la semaine

Arundo Donax

2 octobre 2011 7 02 /10 /octobre /2011 12:25


Du temps perdu à déchirer la fleur
    un jour ne restera, desséchée,
que la tige
        entre nos mains fanées
    et le silence, une dernière fois,
nous offrira son nom.

Et nous
verrons-nous
la toute première étoile ?

Entends...
Nos voix absentes à la chair des orages,
    ombres vives
enfin
        se donneront un pardon de pain
et ce savoir trop simple pour nos chemins de sel et de cendres:

Seul le ciel est exact.







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publié par Viviane Lamarlère - dans voyages de l'âme
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commentaires

Miche 07/10/2011 06:15



Lorsqu’on s’est aimé, rien ne saurait véritablement séparer… dans l’émotion, parfois une
brûlure intense, un déchirement sans nom, un cri qui fait l’absence.


Mais, voilà, qu’en nous cela s’apaise, s’ouvre encore dans ce "pardon de pain", et alors nous
sommes ce "ciel" …




Russalka 07/10/2011 09:39



 


Et je crois important d'ouvrir la place au pardon, sans lequel la moindre égratignure se transforme en balafre. Merci
Miche du partage!



juliette 06/10/2011 15:12



ansi est la vie


Très beau



Russalka 07/10/2011 09:32



 


Merci Juliette, la vie comme elle est, toujours belle!



Valentine :0056: 03/10/2011 17:24



Quel dépouillement dans ce poème qui nous montre éphémères et sans consistance ! Les orages même nous ressemblent avec leur "chair", et comme tu le dis si
bien, c'est au-delà, bien au-delà, que se situe la permanence et l'immuabilité... mais aussi la paix et la lumière !



Russalka 05/10/2011 08:55



 


Bien sûr, c'est au-delà sans doute que se retrouvent les êtres qui s'aimèrent, se déchirèrent mais... ne pourrait-on
décider de se rencontrer en cette vie? Merci Valentine d eta lecture!



Marianne 03/10/2011 09:31



Il est intemporel ce très beau texte de ta plume. Je l'aime toujours. Son phrasé et puis ces belles images d'une main fânée tenant une tige, ce "pardon de pain", ce ciel "exact" comme les astres
le sont de façon immuable.


Bisous



Russalka 05/10/2011 08:53



 


Il est vieux surtout (sourire) et dit la crainte de la perte , de la blessure, des petites tracasseries qui finissent
par abîmer les liens. Bises Marianne et merci!



Marianne 10/12/2007 14:52

Est-il passé ce chagrin ?   Bises

Russalka 10/12/2007 19:59

Tout passe, Marianne, tout passe ( sourire)je t'embrasse...

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