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Musique de la semaine

Arundo Donax

23 mai 2011 1 23 /05 /mai /2011 01:52


Quand
sous mes pas
 nait une parole sans muscle
  
j'éprouve l’eau de toutes les enfances

J’ai bu la vie
    elle m’a bue
        d’une gorgée à l’autre
sa blancheur m’œuvre encore
    d’un souvenir de lait

 
Mais où dorment les mots
    de l’intervalle obscur
sais-tu ?
    qui noue
une gorgée à l’autre ?


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publié par Viviane Lamarlère - dans Botanique de l'étymologie
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commentaires

aimela 25/09/2009 10:46


Quels magnifiques mots  là encore, je suis souvent muette  lorsque je passe sur ton blog, incapable de trouver le beau mot pour le ressenti. Bises Viviane. j'avance très lentement et pas
toujours très fidèle en ce moment  mais je passe . Bises Viviane


Russalka 25/09/2009 17:04


Merci Aimela de ton adorable retour, il me touche beaucoup sous ce petit poème assez vieux, finalement.
Ne pas trouver le beau mot pour le ressenti c'est déjà de la poésie et peut-être même la seule poésie qui vaille. Bisous à toi.


ezdynchabbi 09/12/2007 20:13

excellents poèmes vous etes vraiment une  poétesse  de grande envergure félicitations. Parce que nous sommes les orfèvres des mots, nous nous efforçons d’en faire les meilleurs bijoux du monde pour ceux qui ont la chance de nous apprécierIl est vrai que nous n’utilisons que des mots, mais pas n’importes lesquels ! Nos mots, nous les puisons du fin fond de nous même, simples comme la vérité, frais comme le bonheur, limpides comme la sagesse.                                                              ezdyn chabbi

Russalka 09/12/2007 23:48

C'est joli comme tout ce que vous dites ( pas par rapport à moi car je ne suis pas un poète, plutôt une conteuse et encore, certains jours... des grands doutes ;o)mais le style qui est très oriental, j'aime beaucoup, merci.

lutin 08/12/2007 12:23

Oui merci d'avoir pris le temps de répondre si longuement, je vais finir par y mettre les pieds pour dévérouiller ma pensée.

Russalka 08/12/2007 14:06

Tu sais, on y prend en fait ce qui nous interesse. je vais de plus en plus rarement dans de sateliers, y ayant passé beaucoup de temps en écriture, et lecture, mais il est vrai que celui où je suis inscrite depuis deux ans, tout en me laissant du temps, offre une panoplie de thématiques tellement variées. En ce moment on travaille sur la nostalgie. Nostalgie de ce qui fut, ce qui sera, aurait pu être... Un thème qui me touche au plus profond et que je n'ai pas fini d'explorer. Merci Lutin.

clementine 07/12/2007 23:01

J'entends tes pas sur le chemin. Tu regardais le ciel et les oiseaux et tu n'as pas vu la flaque. Tu vas voir un peu. Maman va t'engueuler pour avoir sali tes jolies godasses blanches du dimanche. Ah ! tu pleures. Ne pleure pas. Personne ne verra rien. Viens, je connais un ruisseau où l'on pourra laver tes jolies godasses. Je t'énerve à parler ainsi n'est-ce pas ? Tu préfères les mots jolis que les "godasses". Oui, mais qui va t'éviter une belle engueulade ce soir ? lolClem

Russalka 08/12/2007 14:04

Tu sais, j'aime les mots vilains aussi (sauf s'ils sont carrément vulgaires)les rares fois où j'ai concocté des textes en argot... cela fut très mal reçu. Pas mon style, je crois. ceci dit, j'aime bien godassecela a un côté charentaises, balades pleine de glaiseset dans le même genrepataugassequi patauge encore plus ;o)merci Clem

lutin 07/12/2007 22:00

Un atelier d'écriture, est-ce vraiment nécessaire ? je ne connais pas, j'écris avec mon ventre, et il me semblait que toi aussi. Qu'append-t-on de plus en ces lieux ? vraiment cela m'intéresse, dis-moi, pour moi et aussi pour les autres.

Russalka 07/12/2007 22:54

Disons que de temps à autre, cela me ressource. Bien sûr que j'écris avec mes tripes, je ne sais faire autrement, mais dans ces lieux, on nous titille d'une manière plus exigeante que lorsque l'on est son seul lecteur. on nous impose des cadres précis, formels, stylistiques, sémantiques, ou simplement thématiques.Par exemple, traiter en versification classique, prose ou vers libre, haïku, style journalistique, humoristique, théatre ou philosophique ( ce sont des ateliers de la fac) ce thème: Le lieu du corps où nous nous trouverons.Dur dur, non? Qui est nous? Quelle intrigue construire? ou bien faut il dépsser l'idée d'une histoire là-dessus? Juste géographie du corps?un autre thème toujours de la même manière et il faut choisir trois modes d 'expression: Le sens bat-il des ailes? Ou bat-il de l'aile?La lecture des autres, le regard extérieur et critique, c'est super motivant pour se dépasser. En matière de poésie, j'ai mon style à moi auquel je ne touche pas trop, sauf dans le sens de l'allègement, par contre beaucoup à apprendre en matière de prose. Je suis trop esclave de certaines rythmiques, et parfois des petits conseils de rien du tout en apparence permettent de sauter un obstacle qui paraissait infranchissable. En fait , on n'apprend pas au sens classique, on déverrouille des trucs. Souvent les consignes donnée sont un déclencheur de trucs qui se trouvaient enfouis , mais que je en savais comment faire remonter quoi que j'en ai senti la présence dissoute. C'est un activateur de mémoire. De libération du non conscient.J'espère avoir un peu répondu?

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