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Musique de la semaine

Arundo Donax

24 janvier 2012 2 24 /01 /janvier /2012 08:40



Je pressentais que la douleur habite une maison légère
dont peu à peu elle perce les pierres
pour y couler sa fiente

il suffisait d'aller d'une pièce à l'autre
pour craindre d'assister à l'écroulement des murs
sous le poids des choses qu'ils auraient entendues

Il y avait pourtant un lieu qui échappait à cette lourdeur
lourdeur
douleur
désordre

La blancheur de la salle de bain au parquet impeccable
sa vieIlle baignoire sur pieds de fonte astiquée
ses placards jusqu'au ciel à remplir
et la fenêtre claire et sans reflet des fautes

J'aimais ce lieu échappé des violences accumulées depuis des morts
on s'y lavait

sans y penser

des troubles à venir
et quand des dents traînaient
c'était celles des peignes

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publié par Viviane Lamarlère - dans Fragments
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commentaires

Valentine :0056: 26/01/2012 21:46


(Re réponse au sujet de "mes écrits de l'époque") = je n'ai rien écrit !! 

Russalka 28/01/2012 10:21



 


Ah, c'est dommage...



Valentine :0056: 25/01/2012 14:55


  Pour répondre à ta réponse, nous n'avions pas le droit d'aller partout, et
notamment la tourelle nous était interdite. Mais elle avait été rajoutée par je ne sais lequel des propriétaires (ma mémoire est une véritable catastrophe !) et on la considérait parfois comme
"une faute de goût" ! Par contre j'ai connu des frousses épouvantables lorsque j'ai dormi dans la chambre qui se trouvait au premier contre la tourelle : toute la nuit j'ai cru que des fantômes
allaient faire intrusion, soit par la cheminée, soit par la tourelle ! Gaud Ropartz, notre hôte, habitait la partie droite et se gardait tout le rez-de-chaussée. Mais, le bâtiment étant en L, il
y avait par derrière sur la gauche au premier des appartements plus souriants auxquels nous avions accès et dans lesquels se trouvait la fameuse salle de bains... Mon père, lui, avait accès à la
tourelle où se trouvaient les manuscrits personnels du compositeur, car il venait pour le faire connaître.

Russalka 26/01/2012 20:21



 


Ah toi aussi ;o)) j'avais très peur des fantomes à Jautan et ne montais à ma chambre ou au grenier qu'accompagnée de
mon ours en peluche ;o)) En tous cas de beaux souvenirs que tu m'offres là, mille merci Valentine, peut-être pourrais tu faire remonter ceux de tes écrits qui parlent de ce lieu?



Miche 25/01/2012 03:44


Ces pièces blanches s'ouvrent sur un espace infini...


 

Russalka 25/01/2012 09:49



 


Elles ouvraient sur le parc, ses arbres amis, les oiseaux si légers qui n'annonçaient que de bonnes nouvelles, la
fraîcheur de l'air pur venant de la forêt voisine, parfois les Pyrénées vues de loin dans le ciel sans nuages...



Valentine :0056: 24/01/2012 21:13


  Magnifique, cette réflexion sur les vieilles demeures, dont j'ai eu la
chance de connaître un exemple, le "

Russalka 25/01/2012 09:27



 


Ah quelle chance tu as eu, j'aurais adoré passer des vacances dans une telle demeure... La mienne n'avait pas de
tourelles mais elle en imposait cependant. Merci du lien qui m'a permis de te découvrir encore un peu plus ;o))



Martine 24/01/2012 20:57


Bonsoir Viviane,


La salle de bain, un endroit intime, Un cocon parfois où la chaleur rehausse le teint ... Où l'on se lave de tout: dehors comme dedans..


J'ai beaucoup apprécié  ce poème , tes images...


Bonne soirée


Martine

Russalka 25/01/2012 09:26



 


Merci Martine d'avoir si bien senti ce qui se cachait entre les phrases... j'ai gardé de ces temps là de l'amitié pour
les fenêtres claires, les murs blancs, les pièces propres et sages.



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