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Musique de la semaine

Arundo Donax

13 mai 2010 4 13 /05 /mai /2010 06:56

 



Coincé parmi d'autres qu'on perd
    de vue dans la mêlée, baptisés, ineffables
        jusqu'au coeur du noyau pour remplir votre table
je suis for
bien placé
entre l'or
et l'azur!
    Parfois vous me raillez en me montrant le sable,
        il faudrait que je bouffe encore cette fable?
Et alors? Il me raye? Pourvu que ça dure...


Vous ne pourrez jamais inviter au couvert
        la rousseur de l'automne,
    une feuille, un oiseau, noyés dans la gouttière
et leur sang tout du long qui perle et qui tâtonne.
    Vous ne pourrez jamais flanquer dans vos bouquins
le bleu des hortensias, racines abreuvées
        d'eau croupie au métal des heures, désoeuvrée
l'espérance du faon sous la peau d'un rouquin.


Vous ne pourrez jamais ouvrir l'ultime chair,
        le sol restera sourd aux assauts de vos bêtes.
Hurlant, mordant, brûlant, gardez vos épithètes
            et nous notre tribu.

Commence une sorte de guerre
        vous la fuyez vous la fuyez de suffisance sotte
distribuant les bons points
chatouillant les ego
rangeant les uns les autres de telle manière que chacun
    se sente moins que l'un
                            plus que l'autre

Vous oubliez nos âmes
elles n'ont aucun poids aucun prix aucun nom

Je vais vous dire

La
catastrophe est imminente

Si vous saviez au fond comme il m'importe peu que vous me nommiez dur alors que je suis fou
que vous me croyiez sourd alors que je suis feu, mon âme fait la rouille au coeur de vos genoux
au coeur de vos pensers au coeur de vos savoirs, mon âme est clef perdue dans l'âme d'un caillou
sautant d'un toit, le soir.




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publié par Viviane Lamarlère - dans Botanique de l'étymologie
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commentaires

juliette b 23/11/2007 09:27

Nos âmes sont sans poidset pourtant leurs valeurssi lourdes, plombent nos penséesleurs rêves si légersnous entraînent plus hautlà où plus rienne compteO.

Russalka 23/11/2007 22:29

C'est vrai ce que tu disseul le rêve...quant aux valeurs en ce momentcelles qui sont prisées des grands me dégoûtent au plus haut point...

clementine 20/11/2007 22:50

c'est sans parole. clem

Russalka 21/11/2007 08:09

Alors, c'est que cela a touché, merci;

elisabeth 20/11/2007 22:49

Magnifique...Tout une promenade en profondeur.

Russalka 21/11/2007 08:10

Merci Elisabeth de ce retour,et bienvenue ici.

daniel 20/11/2007 14:27

c'est drôle ce poéme me ramène à un livre qui a marqué mon enfance et ou je prends plaisir à me perdre encore quelquefois "Principe et préceptes du retour à l'évidence" de Lanza del Vastooui l'élémentaire, celui de l'oeil battu de vent, de la main curieuse et tatonnante du baiser au ciel - merci Viviane pour l'instant refuge

Russalka 20/11/2007 17:49

Merci à toi Daniel de m'avoir rappelé ce grand bonhommeau décours d'un commentaire poème.

Valentine :0056: 19/11/2007 11:01

Un caillou qui tombe ! Et tout un pan de rêve qui s'ouvre...

Russalka 19/11/2007 11:46

C'est adorable, Valentine, oui, le caillou ouvre un peu de cette chair gelée où, je croisdort l'âme des élémentsqui ne sera jamais invitée à la table du même nom .Bisous frigorifiés!

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