Poésie, symbolique du monde, les quatre éléments, contes, écoute, accompagnement, musique
Ces heures du soir comme une eau sombre nous ont apporté un orage une odeur va et vient un sillage épicé L’eau est venue nous taire l’eau est venue enfin le ciel était vin jaune L umière neuve née la tristesse des vignes que la grêle a tranchées il n’y...
Bornes de mon chemin c’est à l’encre du « seule » que désormais j’écris le temps qui vous sépare les cailloux me diront, et le blé et les meules et les ruisseaux de vent dont le moulin s’empare les cailloux me diront où se trouve demain
Sous les bois la lumière est en lames aux traversées des branches Chemin tiède c'est l'heure où tout revient du bruit Roux le parfum des biches nous les herbes hautes un chagrin dort Vert l'étang ses êtres contenus en tombereaux d'hier Noire entourée...
Echo à Lutin Toujours peur des yeux qui ne voient pas dont le puits ne sait plus la douceur de son eau peur des mains flottant sur les marais d' indifférence lentement céladon peur du silence inchoisi qui suggère la faute d'exister
Il faut parfois laisser derrière soi le balancement triste de l’animal en cage qui encaustique ses barreaux
Ce qui se passe en moi quand vous me voyez surgir au milieu d’un ciel sans tache , je ne saurais le dire il y a un instant je n'imaginais pas que je serais cela
J’ai faim d’une journée si intense qu’elle par do nne toutes les autres.
Toi aussi entends-tu aux si vieilles blessures les sueurs d’avant midi quand on était si droit qu’on prenait le soleil en défaut? Et les notes captives qui nous ont fait faillir ?
Glisser plus bas que la fin de la chute franchir l’écorce en étoiles mouillée Emportant avec nous une idée de la blancheur future s'en aller lentement à l’ultime fontaine près des corbeaux de feu
Lait versé au thé Nuages au fond du bol Beau thé dans l'eau rage *** Lait versé au thé. Quels sont ces remous soudain ? Colère de l’eau. *** Lait versé au thé Heure de la météo: Ô beauté du laid.
Je suis une eau de Lune tumultueuse intempérie tragiquement joyeuse, tragiquement scabieuse au fil des mots au fil de Vous Ma vie renait entre vos lèvres Elle ne rêve que vos rêves.
C'est l’heure du choix ranger les nombres le poids embrasser d’un sourire les petites catastrophes ordinaires et regarder jaunir les pièces de l’automne se tenir un peu loin pour mieux se retrouver Il ne faudra plus chercher à comprendre la neige doit...
Je t'aime d'un amour étonné de sa folie je t'aime d'un amour bleu, vert, noir rouge sang or achevé je t'aime sans savoir où se trouvent les pas les pas qu'il faut marcher les pas conduisant au pays où l'amour sait qu'il ne se dit pas
Une épaule Une colline aux ombres douces D'ambre nacrée Où je devine le berceau Blotti au chaud qui prend ma bouche Fermer les yeux, fermer les yeux...
Je te laisserai un silence pour ne pas te blesser avec les mots pour que tu aies le temps de te faire peur et puis d'en rire
Pour ceux qui prennent la route des vacances cette oeuvre de François Couperin parmi celles que je préfère la grande vocalise pour deux voix et orgue de la Troisième leçon comme une prière de prudence Un extrait avec Alfred Deller, soprano homme Troisième...
... en réclamant toute votre indulgence ( sourire) Tableau noir au ciel leçons bleues évaporées l'âcre est sur la tête
Ciel blanc comme un os Aurais-je ouvrant les volets fâné l’aurore ses bruits tièdes encore abricot des promesses ?
Pour expliquer
Dans les arbres nus Qui aiguisera les chants ? L'automne est si grave.
En écho à une très belle toile de Lutin Etoile de tes cheveux de sel étoile en mes terres trahies patiemment d’or tu dis la langue déroulant ses blonds chemins d’agnelle Etoile de mes chairs contuses étoile je pourprement dors aussi loin que le sang de...
Feuilles racornies Langues mortes au jardin L’hiver est muet
Par l'immense Scott Ross Allez les écouter chez Jean Pierre
Sur une idée de Pant Savart De l’aube s’envole légère une folie orange L'orage au loin une rivière chemin clair qui retombe
Comme on joue il faudrait se déprendre de soi avec au creux du ventre un cri en peinture de pierre et dans la gorge remontant une barque de ciel chargée de librement aux clairs battements d'ailes