Poésie, symbolique du monde, les quatre éléments, contes, écoute, accompagnement, musique
Les senéç o ns, las dans l’herbe qui flanche, s’apprêtent au soleil d’un hiver de gris vert de nuit. Faire de, lent, cet invisible aux hardes déchirées, aile en vol étirée... Je, sans détour, irai aux puits d'essence d' or mystère sans penser, sans mémoire...
Le vert lui va si bien et les algues ses mains comme des ailes blanches Si on ouvrait ses yeux noircis par le séjour dans le temple des marnes y verrait-on encore se refléter le ciel ou bien se dessiner une forme nouvelle mélange de spirale et de froid...
Ma soeur peule ton pas souple fruit mur tes hanches colibris et ce poids sur ta nuque algue brune fragile Ma soeur Peule je devine à ton pas que vous êtes si belle Quand nous nous croiserons allongeant les voyelles pour mieux vous caresser laisse moi...
Eteinte fête et loin l'été beautés frappées de paresse O ma terre mon jardin ma saison il est trop tard dans la raison il lui faut accepter que les fleurs se digèrent Etrange solitude Personne n’ose approcher du contrebas des crimes ça glisse on pourrait...
J’ai longtemps hésité à raconter cette histoire tant il suffit de quelques lettres pour la rendre crédible ou pas. Les vampires existent : je les ai rencontré. Enfin au moins l’un d’eux et sans doute est-ce une entorse à la réalité des faits que de dire...
C'est un jour de défaite en silence légère caresse au bord de la disparition C'est un jour de victoire entre la nuit le jour émotion décrispée ce qui était scandale se cache en l'immobile je le sens maladroit empli de gaucherie C'est un jour étonné d'être...
Comme tant d'autres sans doute, après avoir beaucoup donné et reçu en retour j'éprouve un besoin de resourcement dans la nature et loin de l' écriture . C'est un support agréable le blog, on y pose de soi, l'interaction y est riche, souvent drôle et toujours...
Si elle pouvait te dire et si tu la laissais parler elle te cracherait que déjà toute petite elle ne comprenait pas que tu milites écologique et brûles tout ça pour aller te bronzer en Asie Tu dénonçais sans cesse les diktats de la mode t’abonnais aux...
Non mes épaules ne sont pas assez larges pour porter les souffrances du monde et ma voix trop ténue pour hurler mon immense embarras Cela fait tant d'années que je me dis que tout est question de lettres jetons celles qui canalisent nos visions toutes...
Hommage à mon grand-père tant aimé... Regard paisible appuyé sur le vent tu prenais tout ton temps La pensée repliée au mûrir lieu sans mode d’emploi tu marchais doucement dodelinant la tête cela faisait rire la famille tes petites folies dont personne...
Celle qui se nomme ton autre beauté mains à femme et de toucher l'ivoire Celle qui se nomme ton Autre beauté depuis ton aube étend sous la jonchaie sa terrifiante paix Celle qui te nomme son Autre Beauté ventre de prendre muette a ralenti sa barque incendié...
Tu sais, je l'ai trouvé le lieu où me poser il se tait il t'écoute n'attend rien de précis rien ne vient quereller ses courbes tranquilles et pleines J’ai aimé ces endroits où la lumière claque et vient se bouturer au fond de la prunelle mais tu vois...
Retour de ce petit village où vit l’ami de ma cadette la route est de courbes emplies de tant d’erreurs qu’on voudrait en faire des bouquets Une pente raide après un virage en angle droit des vignes au-dessus desquelles vole un couple de buses qui se...
Petits constats de la veille éveillée ma faim de surprise remisé (? ) en bas de mes mauvaises terres tout ce qui donne un brio excessif à rancoeur peinedoute L'eau du robinet de ma baignoire étranglée par mes doigts pas de hurlement au contraire sa course...
Ces dernières semaines m'ont été un peu... rudes du point de vue emploi du temps. Outre une connexion internet à chaque fois plus chaotique. Je profite donc de ce qu'elle semble stable depuis une petite heure pour vous poster quelques chansons et poèmes...
Tu es la lueur qui vient le pays enroulé sous l’automne des arbres Tu es la lueur qui pose un vol sombre à la beauté d’insecte où la fleur des ruines germait Tu es l’instant muet qui ne s’attarde pas la caresse légère en voyelles de sable Tu es l’espace...
Avec quelques MP3 en cadeau... S'il est une oeuvre pour clavier qui m'est chère, comme sans doute à nombre de mélomanes, c'est bien ce Rondo de couleur sombre. Bien sûr toute oeuvre ne se réduit pas à la biographie de son auteur mais un petit détour sera...
Cette grappe de raisin entamée que ma gourmande a picorée hier un peu dans le désordre aucun mot n’en dira la matité des grains la translucide moire de leur chair aboutie les délicats flambeaux des grapillons pillés dressés comme les bras d’un dieu Hindou...
S’extirper ou mourir ce qu'il faut de patience à une goutte d'air pour échapper au meurtre à l'envie de dissoudre arrondir niveler qui possède toute eau de l’autre côté du verre quelques sillons très fins des empreintes de doigts deux mondes séparés par...
Chez nous aussi le ciel s'enroule autour des arbres après avoir léché le clocher des églises On ne s'y attend pas le bleu diffuse encore ses pensées sous la peau Un nuage se pend à l'empoignée des branches puis un puis deux puis Noir Mon jardinier repose...
Bille petite halte ronde au pays de l’enfance quartier d’orange entre les dents terre sous les ongles baiser saigné au coin des lèvres la lumière dans les poings le cœur parce que les mots ne sont jamais à la bonne place le cœur prêt à jaillir son lait...
Il est certain que si on l'avait laissé courir au lieu de l'avaler l'animal des instincts serait encore en train de répandre ses flammes sur la steppe ou se goinfrer salement de quelque charogne Il nous a rendu la monnaie de nos pierres jetées à son mufle...
Entends tu? Le grand fleuve étranglé Par les palétuviers N’a même plus la force de proférer un son. Vois -tu? Les singes hurleurs se terrent Dans la brume limace glissant des frondaisons De la forêt primaire. Les fougères arborées Se penchent étonnées...
Les mots c'est toujours trop On voudrait prendre dans ses bras bercer jusqu’à la fin de la nuit celles qui restent là la voix fermée à double tour le cœur qui cogne dans l’hiver l’air qui s'évade lentement on ne sait plus quand ça a commencé et quand...
Un Ami qui sait de longue date notre amitié pour les livres anciens et la nature sous toutes ses facettes et qui est lui-même un grand défricheur de la Toile nous a très gentiment fait découvrir hier, à Michel et moi, un site extraordinaire où sont numérisés...