Poésie, symbolique du monde, les quatre éléments, contes, écoute, accompagnement, musique

Top articles

  • Pain de Montagne

    08 janvier 2010 ( #voyages-en-poesie )

    Oh ce pain des montagnes chaleur du four encore toute proche De sa mie brume douce un parfum que les mots impossiblent Seule ma langue contre la vôtre pourrait vous faire goûter la douleur de trancher au cœur blanc et mouillé la longue flamme blonde et...

  • Caïman d'or

    01 octobre 2009 ( #autobiographique )

    Prenez garde, badauds à l’attente immobile du caïman doré car dans l’eau de ses yeux se versent vos reflets aiguisant muettement ses appétits fossiles . Si votre cœur s’absente dans la puanteur sous l’estrade où les futs se lèvent en armée ébène, bois...

  • La peau de l'ourse

    21 mai 2007 ( #Fictions courtes )

    -Pourquoi, Indien, m'as tu vendu la peau de l'ourse avant de l'avoir tuée? Dans la tente enfumée à la délicate fragrance de poisson boucané , le Vieux tire sur sa bouffarde yeux plissés, yeux froissés, yeux canyons lessivés. Une masse de peaux se recroqueville...

  • Pause café

    17 juin 2009 ( #voyages de l'âme )

    La saison est trop grise pour que l’ennui se pose au soleil pour que les peaux se disent aux passants étourdis de sommeil leur laissant dans les yeux un grand désir planté qui les fait tituber sans avoir bu une seule goutte J’aime être assise à la terrasse...

  • Lenteur

    10 juillet 2010 ( #Hommages et échos )

    Il s'appelait Arsène au début il marchait du pas de l’escargot ses pas laissaient des traces argentées dans le sol le temps c’est de l’argent dirent les sages de son village mais attention pas ces monnaies sonnantes qui vous font trébucher non cet argent...

  • La veilleuse

    10 juin 2007 ( #Chemins de solitude )

    Fille de Chicoutimi il faut que je te quitte un grand désert m’attend tu vois le bois est lisse les ramures étourdies de tous ces chants d’oiseaux il est temps que je parte Je sais enfant je sais je sais depuis longtemps que ce jour se prépare et que...

  • Là où tu vis, dis moi...

    08 juin 2011 ( #voyages de l'âme )

    Là où tu vis dis moi les grands canaux paisibles se couvrent-ils d’hiver et les murs de maisons dont les pièces cachées s’éclairent à la bougie ou bien y a-t-il comme ici des gens qui suspendent des chiens de toutes les couleurs dans les branches des...

  • Peau espace temps

    06 septembre 2012 ( #Symbolique universelle )

    Eternité Peau Espace Temps Tendre la main quelque chose s'écarte il suffirait d'un rien pour se fondre dans la transparence ou la nuit résister se concentrer sur soi peau espace temps ne pas se dissoudre Entre ma peau et ce qui la baigne quelle différence...

  • Au passage le temps

    10 juillet 2007 ( #Chemins de solitude )

    Au passage le temps goutte à goutte sans escale sans bruit me frôle la joue les soirs d’incubaison au passage le temps ses mots en éventail sur le pourtour des yeux la peau qui transparence à débusquer le je parmi tant d'autres être un grand arbre blanc...

  • Immobile une droite

    06 janvier 2012 ( #Pensées nuages de la pluie )

    Immobile une droite attendait qu’on l’emprunte on ne l’a jamais rendue au soleil disparu on l’a fendue en deux gousse de vanité elle a hurlé la chienne des brèches hirondelles un peu coupantes au bord, le temps, grains alignés, s’est rendu sans broncher...

  • Apesanteur au froid de tourne temps

    09 juin 2007 ( #Les quatre Elements )

    Un froid de tourne temps travaillait les pensées le vent qui balançait essayait de s’encrer aux ponctuations des arbres Comment conterait-il les grands fûts épouillés l’écorce arrachée aux volières et tout au bord du chant les tombeaux d’eau perdue ?...

  • Aimer être aimé

    19 août 2011 ( #Botanique de l'étymologie )

    Aimer être aimé Quel saut ! Attention... Piège ! le temps de réfléchir tout cela est affaire de miroir. Les mots sont dévastés quand on parle d’amour ce matin mal sans effort peut-être ce temps gris auquel je ne m'ajuste pas. Aimer Verbe oblatif et lent....

  • Ailleurs au même instant

    08 juin 2007 ( #Afrique )

    Ailleurs au même instant ils coulent dans la nuit dans un trou de la nuit dans un trou du grillage le vent se tait sur la plage il a senti ces feuilles qui s’arrachent à leur arbre natal les yeux écarquillés vers la fumée là-bas est-ce le soleil qui cuit...

  • Du plaisir de l'ennui

    08 juin 2007 ( #Les naissances du Monde )

    Je vous sens ailleurs. Pas vrai? Je vous ennuie? Vous ne savez pas ce que ce mot... oh... laissez moi vous le raconter et ensuite je vous laisse rêver Cent fois sur le métier il avait remis son ouvrage. Il pourrait enfin aller se coucher l'Esprit tranquille....

  • ... n'aimait pas la pluie

    11 avril 2012 ( #Pensées nuages de la pluie )

    Je l’avais toujours su. Mon destin s’inscrirait de l’autre côté de l’eau, loin des géminations de la crasse et du vent. Le temps des l iqueurs pourpres avait brodé mon ventre aiguillées sans plaisir sans dessein ni repos je devinais ses lèvres qui ne...

  • Ce matin me levant

    08 juin 2007 ( #Chemins de solitude )

    Ce matin me levant, le ciel était plus clair que d’habitude. Ou était-ce mon regard ? Ce matin , les ombres s’étaient enfuies, me laissant à la fois vide et pleine. Avec ce sentiment d’épaules légères et prêtes à s’envoler. Pour la première fois depuis...

  • L'amour aiguille de pins

    12 août 2009 ( #autobiographique )

    L’amour je ne sais pas ce que c’est l’amour une odeur d’herbe aiguilles de pin sur la peau nue pas peur d’être surpris à s'aimer dans les bois les mains gorgées de caresses les arbres dessinés le sable du chemin la lumière glissant des toits en revenant...

  • Un soleil orange sanguine

    08 juin 2007 ( #Afrique )

    Un Soleil orange sanguine Se presse autour d’un mat Et coule dans la mer A moins que ce ne soit L’ovule originel Dans l’assiette du ciel? La barre roule tambour Comme le désert La nuit. Sur l’ile l angoureuse La lame déferlante Volte et vire anguleuse...

  • Âme ouverte aux possibles

    07 juin 2007 ( #voyages de l'âme )

    Âme ouverte aux possibles, arbre, saisons emboitées. J’aime les chants de la non précision de la non insistance Les rêves dissipés de trop de lumière s’échouent de lassitude et vont se fracasser Il leur faut le néant ses ombres indécises caresses de sépia...

  • Musique, Peinture, Poésie, Penser: Bach, le Clavier bien tempéré, intégrale par Sviatoslav Richter

    03 août 2017 ( #Musique - peinture - poésie - penser )

    Play list faisant suite aux deux articles traitant de ce Clavier Bien tempéré de Bach , ici dans la merveilleuse version de Sviatoslav Richter Prélude et Fugue n° I en Ut majeur tonalité de la joie, de la pureté,des commencements naïfs qui vont au terme...

  • Membranes, chutes et autres traversées *1*

    22 juillet 2019 ( #voyages de l'âme )

    On était bien on avait peur les nuits de cloisons mûres quand l'effroi silencieux rampait vers ce qui manque Au loin le jour ni bien ni mal Et toi passante que tordait la torche sans répit de ces mains qui prétendent tu hantais chaque puits fendu vers...

  • Esthétique de la crevaison

    05 octobre 2021 ( #Chemins de solitude )

    Je suis née un jour crevé à l'ouvre-boite par ceux qui préfèrent la rouille et le fil abîmé à l'aube claire des caresses je suis née mille fois pour essayer de naître Ensuite j'ai changé de verbes un par saison rire tomber dormir se taire c'est ce dernier...

  • Du sol une protestation

    16 juillet 2017 ( #Les quatre Elements )

    Ma campagne creusées d'ombres claires ma campagne en avant de paroles tes pierres croient en paix leur lente vie de pierre entre les bergers d’herbe Mais quand le vent essaime aux jeunes troncs galbés quand ses fouets coléreux ont dilaté les champs offert...

  • Fragments * 1 * Résille des grilles

    26 octobre 2015 ( #Fragments )

    Plus tôt vieillissent les herbes hautes déjà, sèches et presque cassantes traversant par endroits la résille des grilles étayant son bandeau lâche le long du parc. Dans les fossés autrefois poussaient des formes étranges à l'enfant que j'étais penchée...

  • La blessure

    14 décembre 2015 ( #Chemins de solitude )

    Nous revenions le coeur empli de mots qui marchent les bras ouverts en guise de présage nos sandales légères n'écrasaient pas la nuit Ils n'entendirent pas mes chemins de Gascogne aux vignes dépeuplées le temps qui bourdonnait dans la petite mer ces vies...