Poésie, symbolique du monde, les quatre éléments, contes, écoute, accompagnement, musique
Tes mains pétales éffleurent mes épaules Dessinent mes frissons, étirent ma peau d’algue Accostent prudemment mon dos Emboucles moi de tes bras, que je ne sois qu’une ile Que je ne sois qu’un arc Tendu vers la flèche de ton ventre Bouche aventureuse butine...
Où la lumière se fait si rare que de l’argent sort des trottoirs tu viens mordre la nuit avant qu’elle ne te morde L'ombre peine devine un monde entre deux mondes et le couchant qui sonne sans angles sans encombre tu es dedans dehors ce qui s'appelle...
Une mésange bleue s’est posé ce matin au bord de ma fenêtre restée longtemps longtemps on dirait qu’elle dort dans tous ses mouvements le froid est descendu trop vite Dans le creux de mes mains le bec qui se défend ailes froissées le cœur si rapide sous...
Asseyez vous, il reste encore de la place sous le baobab… Il y a si longtemps que nul ne pourrait dire quelle était alors la couleur du ciel, on sait seulement qu’il faisait aussi chaud qu’aujourd’hui. Il y a très longtemps, dans la savane, l’homme et...
Ah ah... j'en entends ici qui ont chevelure rouge, noire, blanche.. pas de chevelure. .. barbe, moustache...Non? Pas vous ? Mais si! Savez vous que... Bon, je vais vous le raconter. Il y a bien longtemps , en Afrique, les animaux se promenaient tous nus....
Je n’ai appris qu’au bois, à la pierre, au silence je n’ai appris qu’au vent mais ce savoir n’est rien devant cette constance innombrable et pointue de l’herbe du jardin ll pousse en chaque brin la mémoire des nuits qui bourdonnent en bas dans les caves...
On les sent encore bouger dans le ventre que déjà ils se cherchent un endroit rien qu’à eux comme le temps passe vite avec ses étapes obligées pleines d’embarras leurs sacs et leur désordre posés où ça se voit marquage de territoire Et puis un jour on...
Au diapason de la raison j’ai eu tout faux depuis toujours j’ai toujours chanté à rebours la logique et ses oraisons Au carnaval de la souffrance j’ai tout gagné sans faire d’efforts je ne fais que chercher un port où attacher mes poérrances Au magasin...
dewplayer:http://s3.archive-host.com/membres/playlist/1543578952/La-bas.mp3& Là-bas un mot qui me revient souvent deux syllabes immobiles pour des chemins qui bougent des bruits et des couleurs qui ne se verront pas forêts cernées de falaises d’arbres...
20 heures. Bègles, dont les façades lépreuses s’assoupissaient une à une, sursaute au passage du Vintimille-Milan de retour au bercail. Au poste 11, un cheminot appuie sur sa télécommande, donnant vie à toute une chorégraphie d’entrechats d’acier rouillé...
Pour écrire les trois volets de ce titre, je me suis appuyée sur les confidences de vieilles personnes accompagnées en maison de retraite, mais aussi sur celles de jeunes de la génération de mes enfants et enfin de leurs parents. Si elle pouvait te le...
La solitude ce n’est pas gris ou noir la solitude c’est transparent sur un trottoir La solitude c’est le reflet de soi auquel on se raccroche dans la vitre du train pour dire adieu au quai La solitude c’est les banquettes moulues d'accueillir tant de...
Petite mendigote Je sens ta menotte Qui cherche ma main Le regard se pose – trois temps pour un contact, pour un recul, pour une fuite, trois temps comme une valse anachronique revêtant une enfance volée . Premier temps –étonnement. Cette main est si...
Elle s’est déprise comme elle était venue. Avec une brutalité envoûtante et douce . Avec cet aplomb rare des rêveuses passionnées . Je n’ai jamais trop su si elle rêvait à haute voix ou me contait la réalité à mi voix. Je me souviens de son regard , planté...
La nuque un peu fléchie sa peau est tracassée de grillages terreux et sur son dos voûté de tant de galéjades si on prenait le temps de démèler un peu le fumet du lointain posé en embuscade à l'assaut de nos "fuis! de peur qu’il ne conte âge " on lui tendrait...
Il brume il vente un peu l'ancien portillon blanc que nos petits oublis ont laissé décrépir essaie de dessiner son ouverture au sol comme une ballerine allonge des pas de basque un lierre rampant rétrécit son compas la tristesse balance avec des petits...
Ce matin la chatte fait la reine au bord de la fenêtre le poil gonflé vers l’invisible hiver regard bleu aux aguets Derrière la vitre un quai mais l’eau en notes vertes dispersée dans les graves l’eau c’est de l’herbe sans bateaux qui pousse ses petites...
Hiver, vous êtes un vilain. Fuyez, fuyez, froidure grise, Emportez vos penailles Prises Aux lendemains Tenailles Brises.. brises.. Assise dans un coin de son magasin, Maria rêvait de poésie.Sur des feuilles volantes qu’elle rangeait méticuleusement chaque...
Il m’appelle Maria. Il aime me caresser , sentir mes reins sauvages bondir dans les forêts et par- dessus les fleuves. Sa main sans se lasser lustre ma peau de soie et fait chanter mes creux d’un feulement si rauque qu’il déchire la nuit. Il connaît tous...
Ca t'a apporté quoi d’avoir péché cette droite X et grecque qui nageait provinciale ignorant ses demains? A peine si un reflet perçu entre les vagues s’accordait un instant avec tes illusions. Tu voulais la sortir des eaux de Barbarie contempler ses écailles...
Lorsque j’étais enfant, puis adolescente, nous habitions en pleines Landes une vieille maison de pierre grise dans laquelle s’enfouissaient des fossiles. Les murs en étaient si épais qu’il y régnait une fraîcheur et surtout une pénombre reposantes l’été,...
C´est un hiver comme celui-ci que je l’ai vue la première fois un de ces hivers où le vent emporte au loin les paroles. J’ allais au silence. Seule elle était là échappée de l’enfance vêtue de mosaïques à elle seule une idée de lumière dans ces rues mal...
Vent s'il te plait Vent pose-toi Vent sur le nom sur le nom du manguier pose-toi, Vent! Dans le hamac de la papaye la douceur verte de la papaye orange endors-toi, Vent A tranche fruit du mur! Allez! Ainsi fâchaient les feuilles emportées pas vouloir...
Un vent taire… J’aime le cri du loup derrière ses barreaux Le chant de ses yeux d’or que la poussière aspire Et voltige en rayons secrêts et longues spires J’aime les grands cailloux perdus Dans l’océan Et leur crâne tout nus Vigie sans illusions, sans...
Il m’attend. Depuis là où je suis je l’entrevois à peine, Devinant dans la nuit le vernis de l ’ébène Et son corps calme et lourd, posé effrontément Au devant de la scène. Il m’attend. Mes mains moites s’affolent d'espérance muette J’y pressens des orages,...