Poésie, symbolique du monde, les quatre éléments, contes, écoute, accompagnement, musique

Top articles

  • Whisper whisper

    02 mars 2010 ( #Chemins de solitude )

    Je ne veux pas finir dans un carton poubelle dans des livres piqués par des champignons blues je ne veux pas du flouze aux caresses polices juste partir d’ici en faisant bras donneur du sang du sang du sang jusqu’au bord de la langue Et s’il faut en crever...

  • Le palais sur la mer

    15 avril 2012 ( #voyages-en-poesie )

    Tarifa. Ses plages interminables face à l'océan, son Ile fortifiée, la vague assez haute et enveloppante pour attirer les surfers de toute l'Europe. Un vent élastique dont la mauvaise humeur s'engouffrait dans les moindres ruelles, déployait ses nacres...

  • Le A

    14 juillet 2011 ( #Symbolique universelle )

    J’ai écarté ses jambes parfum d'iode et de sang dans ses cuisses velours ai mangé la béance aux flancs carmins et doux l’ovule de la pierre pelage des légendes retourné comme un gant sur l’intime initiale Le langage est un chien qui m'a rongée à l'os...

  • Silence

    12 juin 2007 ( #Chemins de solitude )

    On dirait que le froid a cessé de penser les esprits ondoyants endormis sous les branches abandonnent à la nuit l’aventure plissée que leur frivolité dessinait sur la blanche Elle est assise là ses mains en banneton protègent son visage des éclats du...

  • Si j'étais un nuage...

    01 septembre 2011 ( #Chemins de solitude )

    Si j’étais un nuage je serais transparence au-dessus d’un désert et ma non-existence serait humble prière aux dunes qui avancent en quête de la mer. Si j’étais une fleur, je serais en futur dans un jardin de pierres tout au milieu d’un temple. Autour...

  • Latérite

    10 juin 2007 ( #Les naissances du Monde )

    Au plus lointain de la forêt, là où Nuit est furieuse de ne pouvoir s’aventurer car Ombre occupe déjà les lieux il y avait une source. On l’appelait source de feu car son eau chargée de poussière coulait rouge comme le sang. Cette fontaine était magique...

  • Evasion

    15 juin 2007 ( #Chemins de solitude )

    Le bruit au dedans de soi cette ombre qui accuse entrave mon marcher Je sens monter en moi des colères qui respirent des colères à tuer ce qui fleure je sens monter en moi les mots de l'abandon troupeau de mendiants maltraités vite un soir d’oiseau vert...

  • La mort est là, tout près...

    10 juin 2007 ( #Accompagner )

    La mort est là, tout près , Collée contre la porte. Depuis le mois de mai Elle attend que je sorte. Elle vient me la prendre, Ma douce amie à moi, Quand je voudrais attendre Gagner un jour, un mois. Sa main étreint mes doigts, Nous n'osons plus rien dire....

  • Lieu

    10 juin 2007 ( #Botanique de l'étymologie )

    Lieu Quatre lettres pour dire ce qui ne se dit Une heure un jour jamais nulle part sans finitions décentrage du cercle un point de l’horizon que l’on n’atteindrait pas car d'où viendront les chants si on nous prend l'ailleurs l'insaisissable étoile si...

  • Ton regard glisse

    12 juin 2007 ( #Un poème en crée d'autres )

    Ton regard glisse cherche à se perdre dans le fouillis des corps que dompte l'inclinaison des rails Il est rentré sans bruit Sa voix soudain qui vient s'entortiller à nos indifférences J’ai faim je dors dans le métro je ne veux rien juste le dire Il est...

  • Deux ans...

    15 juin 2007 ( #Chemins de solitude )

    Deux ans passés comme une averse Si je faisais le compte de tous mes retenus pourrais-je lire autre chose que des feuillets épars ? Chercher dans les heurts souvenir encore vivace ce qui les annonçait tout ce qui venant du dehors modifia l’immobile craquela...

  • Chercheur dort

    10 juin 2007 ( #voyages-en-poesie )

    En souvenir d'un homme rencontré à Cayenne... Il est des visages qui portent sur eux leur richesse leurs convoitises aussi Lui je n’aurais su dire son âge mais dans ses yeux plissés je devinais les heures à scruter le soleil bruissant des frelons pierres...

  • Lucy

    11 juin 2007 ( #Ecorces du monde )

    Je m’appellais Lucy et des failles surgie où s’insurge le vent, aux transes du soleil je me perdais souvent on ne m'a jamais dit que la terre était ronde . Quand sous les épineux venaient les grands félins il m’a fallu des nuits pour comprendre cet ordre...

  • Le parfum de la dame en Noir

    01 septembre 2008 ( #autobiographique )

    Août 1965. Quai de Paludate sur le port de la lune. Les hangars de la compagnie Delmas Vieljeux sont en effervescence. La Douane de mer s’active. Dans deux heures le Foucault décollera son flanc noir à la ligne de flottaison vineuse des vieux quais où...

  • Les mâts les beaux voiliers

    10 juin 2011 ( #autobiographique )

    Les mats les beaux voiliers tendus comme un désir de fleuves lorsque j'étais enfant bouche contre la vitre je vous ai enfourché l'âme grise et coeur gros Pas de vagues dans mes rêves déchirant le clin-foc ou culbutant la poupe pas de bestiaire fou surgis...

  • Philéas Lebesgue

    01 août 2012 ( #Coup de coeur pour des livres )

    Mon ami Jean-Pierre m'a un jour offert un délicieux cadeau, un superbe poème de Philéas Lebesgue , immense poète méconnu dont la musique des phrases, la simplicité et cependant la profondeur me rentrent dans la chair pour ne plus en sortir. Jean-Pierre,...

  • Figue figue

    15 juin 2007 ( #planète femme )

    En remontant le temps à la première figue pulpe rouge noyée autour du doigt gourmand en remontant le temps à la première figue j’ai rencontré celle qui pour la première fois la vie dressée au creux des reins la gonflait de ses mains l'incendiait de ses...

  • Yelamos de Abajo

    12 juin 2007 ( #voyages-en-poesie )

    Yelamos de Abajo Un village de Castilla de la Mancha, oasis au milieu de montagnes désertiques Ils ont toujours été là sans doute assis le long des murs Ils sont là Ils ne savent presque pas ce qui se passe ailleurs mais connaissent le dédale des rues...

  • Les premières douleurs sont venues de la nuit

    09 septembre 2009 ( #Fictions courtes )

    Les premières douleurs sont venues de la nuit On ne peut pas s'y habituer. On ne sait plus de quand cela date. Et les vieillards, les derniers à pouvoir raconter sont disparus. On ne peut que supposer. Les premières douleurs sont venues de la nuit. Nous...

  • Quatre saisons

    10 juin 2007 ( #voyages-en-poesie )

    La bruine fraie aux grisailles du vent Un galop de parfums me vient de la forêt si proche une idée invisible sortant du purgatoire Déjà dans le silence conspiration des cercles rubescents et jonquille déjà dans le silence un souffle de bruyère et ma peau...

  • Parfums d'Automne

    11 août 2009 ( #Hommages et échos )

    Echo à... J’aime les campagnes simples ces chemins qui trébuchent hésitent puis se perdent avec modestie les coques défendues des chataigners l’automne le parfum émouvant de la terre remuée Arbres bras repliés comblés sur une issue bleutée aussi floue...

  • Entre le Dire et Taire

    05 août 2010 ( #Botanique de l'étymologie )

    Entre le Dire et Taire épopée ou silence que de pétales fanés d’odeurs en demi-teintes abandons incessants aux sources qui voudraient tu le sais Toi que si la terre se meurt c’est la mort du poème qu’il faut des sentinelles pour garder le mystère tremblant...

  • Motordus

    20 septembre 2011 ( #Botanique de l'étymologie )

    Parfois dans ma tête les idées se battent en duegne la fraise autour du coup Je les entends boxer de leur lutte sans bottes pieds nus ça y va sec sans répit croches blattes figures de style à dégouter le monde qui longent les purs avant de les bouffer...

  • La courge

    10 juin 2007 ( #Les naissances du Monde )

    C’était le temps des joies sans hiérarchie Un orage une étoile qui peinait à s’accrocher au ciel un oiseau suspendu à la blancheur des nuages tout absolument tout était joie On ne racontait pas des histoires aux enfants pour les endormir debout mais au...

  • Le plein le vide

    15 juin 2007 ( #Ecorces du monde )

    Domino. La lumière s’est éteinte Economiser s’économiser rester en apnée tromper la biologie on ne sait jamais cet air dont on se prive peut-être fera-t-il renaître ce qui fut un cimetière voilà notre demeure à tout jamais un cimetière c’est tranquille...