Poésie, symbolique du monde, les quatre éléments, contes, écoute, accompagnement, musique
Parfois vertige en spirale ce qui dans l’ombre dit l’ombre j’aimerais tant savoir ce qui dans l’ombre crie arrache les chicots des signes ou des chiffres Toi où cèles tu le code auquel chaque jour plus précis se dessine le mot Fin mot velours s’abreuvant...
Tu sais pas très loin de chez nous les nuits d’en bas galopent courbes dans les champs Elles parlent du vent ses semailles d' oiseaux désespérés et fous dans les rondeurs violettes du ciel avant l’orage Je les connais ces nuits elles sont cafardeuses...
Le russe est une langue que j'aime parler et chanter j'avais commencé sur l'ancien blog à traduire un peu il me reste en cache les MP3 de deux poèmes On peut les écouter ici Был тихий день обычной осени. Я мог писать иль не писать: Никто уж в сердце не...
En ces temps-là dans mon Pays Cheyenne tout n'était qu'harmonie. Les Dieux créateurs du Monde se reposaient de leurs efforts, assez contents d’eux ma foi, et faisaient chaque soir la fête au bord de l'étang. Les repas étaient somptuaires, à en éclater...
Les pierres qui gardent les portails savourent ce qui leur vient des joyeuses tablées assises sous les arbres l’innocence cruelle des mômes l’été chatouillant d’un brin d’herbe un grillon dans son nid et puis le dépiautant pour savoir où il cache sa boite...
A l’époque dont je vous parle, Dieu le plus Grand dormait, satisfait de sa première ébauche du Monde. Les herbes de la savane subissaient avec un fatalisme ondulant le rythme de la saison des pluies et de la saison sèche étaient mangées quand il le fallait...
Oui. Ce serait une magnifique journée. Elle en jubilait par avance pour ses passagers. Ce matin-là, de sa cabine, elle les avait observés. Certains d’entre eux patientaient depuis deux bonnes heures devant le sas qui menait à la borne de compostage puis...
Je suis presque certaine que sous l'albâtre de la peau dort une lumière noire un bruit de routine froissée C'est toujours ce que je cherche dans les craquelures d'un tableau cette origine du pinceau la chose assassinée le détail qu'on choisit parce qu'il...
Il a plu ce matin un peu grise la rue tangue bateau les piétons se font des patins luisants et marchent l’escargot Moi je sais moi je sais le pourquoi de ces Oh! qui glisse-z-aux fenêtres c’est un étonnement que l’on attendait pluie l’étonnement des mines...
Vite vite, il faut que je vous raconte une histoire avant qu’elle ne se sauve. Savez-vous pourquoi les animaux se mangent les uns et les autres ? Non ? Alors… Imaginez -vous le petit chemin bordé d' herbes folles , de bouleaux et d’érables qui borde la...
Demain j'avais perdu mon nid d'entité loin des naufrages de la terre ferme j'allais au mot secret un mot plein de magie de malice de fables qui écrivait je veux devant lui sur le sable Je savais pas ce qui m'attend déjà plus de visage ce qui reste d'avant...
Souvenir de Cayenne L’eau n’y est jamais bleue enceinte de la terre on ne voit de la mer que ses noces confuses avec les alluvions Pas de vague pour en rider l’épais bouillon On n'y trouve jamais ce sable ou l’on s’endort contre la peau de l’autre, il...
Le ciel se noie ce soir dans un grand désert gris il est des fins d’été promises à la pluie mon albizia s’énude sous la paume du vent Pourquoi froisser ainsi les frissons de cet arbre ? Si le soleil bougeait si le sable soudain se mettait à pleuvoir on...
dewplayer:http://s3.archive-host.com/membres/playlist/1543578952/heuredepersonne.mp3& C'était l’heure de personne la bise était de biais les ombres à godets se terraient sous les angles l' araignée ravaudai t les gouttes d’évidence par le temps trouée...
Si on pouvait garder ouverture sur la nuit tant de lieux inconnus de partager nos rêves tant de lieux innocents qui nous avaient choisis Parfois c'est un buisson d’orties fuir fuir l’invite on s'en va siphoner de vieilles impressions Derrière soi on croit...
L’Afrique la nuit vous chante mélopées Boubous senteurs manioc pili-pili pointes de cris, oiseaux junglant et singe hurleurs l’ Afrique la nuit, un train qui siffle une fois, trois fois entre les dents, rails déchaussés et accident. Douala. Un seul quai....
Les troupeaux s’accalurent aux pentes déverdies de rares troncs nerveux accrochent le sillage de leur ombre bleutée sur l'alpage le soleil engourdi là haut très haut C’est surprenant les nuages ont compris la chaleur eux aussi sont en cercle au-dessus...
J'ai froid dans mes obscurs viens ici petite fille viens voir de près le loup viens dans mes labyrinthes que j'explore tes reins Petite fille pas modèle il fait nuit je m'enfonce à sa chair ne crie pas que j'aille des essais sur l'imagination à la mise...
Quand mes pas me conduisent dans la campagne toute proche la fraîcheur des murets m'attire comme une source Mes doigts aiment sans hâte le rugueux qui s’effrite et la nielle qui brune les gardiens de pierre Il reste de l’humide une peur élastique, serpentine...
Recevant cet ordre je n’ai su dans quel sens il me fallait l’entendre, point virgule ou ; ? La juxtaposition, vue de l’intérieur, de ces deux signes de ponctuation que les règles de grammaire élémentaire interdisent de rapprocher me parut de bon augure...
Tu t’étais mise en route vers le simple appareil de l’aube ou de la mer vêtue de cette buée qui coulait tiède et large des flancs de la montagne Le ciel était d’olive mûre pas un nuage pas un signe d’orage hors les brasillements encochés au silence dangers...
Est-ce que tu te souviens quand nous étions enfants les heures au collège passées à découvrir le pouvoir de nos mains? Nous ne sentions que de la lumière devant nous le maître distribuait le matériel les outils nous montrait le trajet vers l'Objet pas...
Avant que l'homme ne précipite le désordre, il était éternel. Vrai de vrai. Le pays que ceint aujourd'hui la Grande Muraille était peuplé d'hommes sages, lents, dont les actes étaient éclairés par la course de la Lune autour de la Terre et pesés aux réponses...
L'hiver nous est venu de blanche brusquerie heuristique des formes célées dans les branches aux voluptueux hélix Les arbres sont en paix bergers de leurs racines à la terre madrée si lentement enfouies Dressé au coin du jour un réverbère se tait sa lumière...
Qu’importe la blancheur des écailles b' laissées au fossé Que vos yeux par l’absence Qu’importe le chemin et ses menus démons je me suis arrachée au sommeil épuisant qui guette toute borne Embrasser d’un regard la suite de la route sortir par les côtés...