Poésie, symbolique du monde, les quatre éléments, contes, écoute, accompagnement, musique
Au passage le temps goutte à goutte sans escale sans bruit me caresse la joue les soirs d’incubaison au passage le temps ses mots en éventail sur le pourtour des yeux la peau qui transparence à débusquer le je Etre un grand arbre blanc sur la route immobile...
Premier épisode Au fur et à mesure que la petite troupe avançait, Merlin ralentissait son pas. Il devinait l'épuisement des voyageurs au bruit de plus en plus sourd de leurs chaussures dans le sable des sous-bois. Bientôt le chemin s’élargit et leur découvrit...
Pendant des années nous nous sommes croisés au sein d'un même Atelier d'écriture. Echanges drôles, houleux, sensibles, à fleur de plume des liens se sont tissés et pour certains encore vivants Quelques uns d'entre eux se sont sauvés sur les pépites de...
Aujourd'hui j'ai envie de vous offrir un air d'opéra aimé entre tous, celui qui entame le troisième acte de Louise , oeuvre de Charpentier , Depuis le jour, dont voici les paroles. Il fait partie de ma jeunesse. Découvert sous la voix de Pilar Lorengar,...
Premières lampes de l'enfance vous étiez là penchées éclairant mon berceau de vos couleurs mêlées et le corps se souvient des haltes les plus sombres au bord des chemins verts la joie de quelques baies. Ce jour qui me jeta dans la lueur des autres me...
Avec l'aimable autorisation de son auteur, Catherine Kintzler , je reproduis ici intégralement son remarquable article : Pour lutter contre l'intégrisme, faut-il commencer par baisser les bras ? Réponse à l'article de Farhad Khorsokhavar « Ce que la burqa...
Première partie Le corps fourbu d'une marche presque sans halte - que les arbres autour d'eux relançaient de leur propre pas lorsque l'envie de faire demi-tour se faisait trop vive - les deux enfants parvinrent enfin en ce pays. Tamel avait souvent senti...
Parcourus lentement de compagnie fidèle chacun des promeneurs retenant un peu de sa puissance à écraser ou mordre ce sont les paysages connus presque par coeur qui nous découvrent ce que nous sommes Pas besoin d'aller loin pas besoin de l'utile ou de...
La neige ronde au bord a écrit comme on joue en mineur sur la page le froid s'est installé aux marches de l'étage Il fait nuit bientôt le corps pourrait se détester d'être si gourd et mains bleutées quand l'oiseau de ce bleu fait un vol une lueur Mais...
Mes promenades quotidiennes dans le jardin me confortent dans le bonheur d' ignorer . Resterais-je penchée avec autant de délectation des heures durant pour regarder pousser mes plantations ce qui disent les paysans de ma région ralentit leur pousse ou...
L'hypnose est un outil utilisé depuis la nuit des temps pour - entre autres choses - guérir. Qu'il s'agisse des chamanes d'Asie, d'Amérique du Nord ou d'Europe centrale, des guérisseurs occidentaux, des sorciers africains, des civilisations pré-colombiennes,...
Son tronc penchait doucement tournait autour de sa vermine. Comment n'avions nous vu quand l'arbre était vivant la chevauchée de feuilles aux obscures coutumes ses muscles silencieux travaillant les saisons? La rage de mes gestes empoignant amers cette...
J'aimais ce rude hiver si différent des autres son ciel pâle acharné le froid qui éteignait les plis de mon jardin Lorsque le ciel boitait sous les assauts du vent mes paroles usées ne pesaient plus l'absence d'aube ni l'or du couchant Je ne désirais...
Section 1 dewplayer:http://s3.archive-host.com/membres/up/1543578952/01_Piste_01.mp3& Section 2 dewplayer:http://s3.archive-host.com/membres/up/1543578952/02_Piste_02.mp3& Section 3 dewplayer:http://s3.archive-host.com/membres/up/1543578952/03_Piste_03.mp3&...
Je sais ce que je vais mourir mais je n'y crois pas disait Jankélévitch. Paradoxal que la seule certitude humaine ait besoin de la validation d'un acte de foi. Exemple limite, je sais que je vais mourir mais par ouï-dire. On peut donc se demander si cet...
Ne pas chercher à ne pas souffrir ni à moins souffrir, mais à ne pas être altéré par la souffrance. ( Simone Weil, La pesanteur et la grâce, p.96 ) Nous ne possédons rien au monde - car le hasard peut tout nous ôter - sinon le pouvoir de dire je. Il n'y...
Depuis quelques jours, je ne cesse de goûter avec délices à l'article magnifique que nous a offert Angèle Paoli autour d'un recueil de poèmes de Martin Rueff, Icare crie dans un ciel de craie. Critique superbe, qui ouvre au désir de faire connaissance...
Chacun de nous espère un jour toucher la source de tous ses chagrins. Hélas! nous savons bien que nos pleurs sont des grains. Ils constellent la Terre sans nous livrer la clef de l'abondante sève prompte à nous cercler Ici une dispute, ailleurs amant...
Comme on joue il faudrait refermer la porte en prenant soin du bruit très doux de la clef qui tourne bien regarder nos pieds savoir qu'ils sont à nous respirer un grand coup le petit froid de l'aube déplier lentement l'enveloppe de pierre dont les gestes...
Une nuit pour flétrir la sève suspendue poser sur les buissons le lait d'un autre temps laver l'odeur si haute des dernières pailles J'arrive doigts ridés dans un jardin ficelle que portent à grand peine les arbres cuivrés Où sont les jabots noirs glissant...
De tout mon être je m'accroche au constat que je n'ai jamais eu besoin de dieux pour construire ma vie d'humaine. Il me fait mal d'imaginer ceux qui s'arrachent à ceux qui les aiment au prétexte d'une révélation qui les aurait touchés. Et si je suis sensible...
De porte il n'y avait point Entrer serait simple et très fou Ses branches hérissées au-dessus de nos têtes traçaient un long chemin vers l'étoile prochaine rien ne mesurerait cette route certaine la nuit serait comme un baptême Le temps de l'escalier...
Je ne sais pas ce que j'ai fait aux saisons pour qu'elles s'enchaînent ainsi dans la grisaille. Et le froid. Entêtés dans leur incommensurable orgueil l'un comme l'autre ne laissent planer aucun doute au-dessus de nos contrées et ce depuis des semaines:...
dewplayer:http://s3.archive-host.com/membres/playlist/1543578952/respiration.mp3& C'est par la porte étroite du manque l'auberge basse du mauvais sommeil souvent frôlant la chute que nous éprouvions l' autre rive. Et comment vivre encore sachant mais...
Non p a s le tissu lourd de lentes déchirures aux bords usés douleur exquise Non pas le lai tranché d'une lame attentive Non pas le vieil habit piétiné en riant comme on joue insouciant aux violences du sable Non plus le voile nu des ombres tant croisées...