Poésie, symbolique du monde, les quatre éléments, contes, écoute, accompagnement, musique

Top articles

  • Le corset impossible

    09 avril 2009 ( #Botanique de l'étymologie )

    Un jour Il est sorti a laissé dans son dos la vase encore tiède les petits remous d'ocre jaune les débuts de cailloux homme machine homme résumé homme noué aux si fragiles musiques des sphères tu rêves tu rêves comme ils tournent tes rêves sous l’eau...

  • Une souche au fond du jardin

    10 juillet 2010 ( #Chemins de solitude )

    Tu croyais promener dans une langue connue les petites différences dans l’ eau brune de l’écorce te disaient l’aventure de l’hiver en été pas peur du sang dans l'herbe elle t'empêche violence déroulée aux terres où tu vis tirant sur tes ficelles un jour...

  • Mendiant

    16 janvier 2009 ( #Hommages et échos )

    Le ciel est resté vert toute la journée (un orage couve). Les rues petites brutalités grumeaux dissous Le ciel est resté ouvert lui il est là au même endroit les yeux en " On verra bien " les mains en "C'est comme ça..." qui chavirent le sol et le corps...

  • Le réel s'inventait

    15 juin 2007 ( #autobiographique )

    Le réel s’inventait sans ciseau et sans hâte J’à peine découvrais l’ennui de me lever déjà quand une voix flûtée Et pourquoi chante-t-il cet oiseau ? c’est l’hiver et l’hiver on se tait que je sache on ferme à clef son nid , on part se mettre au ver dans...

  • La peau du lait

    12 août 2009 ( #autobiographique )

    Quand j'étais petite à cet âge où on a peur du vent qui souffle peur de tomber en arrière d'être mangée par l'escalier il n'y avait que du vrai lait vendu en bouteilles de verre consigné - en Afrique peut-être du lait de zébu - et en France c'est mon...

  • Les enfants du voyage

    14 janvier 2009 ( #Hommages et échos )

    L es enfants du voyage n’ont de citadelle E t de fort à défendre S eule l’ombre des chemins E t des prés où se posent sans savoir combien. N e pas les bousculer ils F ont cuire le vin et dansent leurs prières A utour d’un grand brasier aux très rouges...

  • Espère espoir

    27 juin 2008 ( #voyages de l'âme )

    Je suis assise là dans la continuité des choses qui s'émeuvent Le jour un peu serré. Sur le goudron bombé des rues aérophages les gens qui s'interpellent comme à travers un champ et la triste musique des poches débordant Vous étiez quelque part et je...

  • Le silence signifie-t-il toujours l'échec du langage?

    07 décembre 2012 ( #Mes Philosophes )

    l I y a quelques années, on m'annonçait le diagnostic de sclérose en plaques. Forte d'un instinct de survie formidable, je me suis dit qu'il me faudrait fabriquer en d'autres lieux de ma pauvre cervelle ces neurones qui se scléroseraient...me suis remise...

  • Sous la banquette

    01 novembre 2007 ( #Maria - le printemps - le train et la télécommande )

    -Maman !!? -…. -Maman.. !! -Oui chéri, excuse moi, j’étais ailleurs. -Dis maman, tu crois qu’on en trouvera des bonnes piles pour la télécommande de mon camion ? -Mais bien sûr ! Arrête de gigoter avec tes jambes, tu ennuies le monsieur. -Maman… Dis,...

  • Résistances

    01 novembre 2007 ( #Maria - le printemps - le train et la télécommande )

    « Allez les gars, magnez vous le cul, on se casse ! » Pas facile à bouger ces quatre éléments qu’on lui avait fourgués dix jours plus tôt pour soi-disant surveiller la frontière. Tu parles d’une surveillance. Un sanglier madré qui inspectait son territoire...

  • Le point de vue de la tête arrachée

    01 août 2008 ( #Maria - le printemps - le train et la télécommande )

    Sur une contrainte d'un ancien Atelier dont voici quelques uns des textes que m'avait inspirés cette consigne: Utiliser les mots Maria, le printemps, le train, la télécommande Rien, depuis la disparition de Maria au printemps passé, rien ni personne n'aurait...

  • Et l'on est si vivant...

    17 juin 2007 ( #Botanique de l'étymologie )

    Et l'on est si vivant que c'est presque impossible! Un jour on sait enfin les brayes écoulées l'hébétude carnée pétrifiée sous les lacs Caresser les faux-pas, les traces sur la peau l'emprise des regards et les échos des voix Ce qu'on entend chanter au-delà...

  • Comme une évidence

    17 juin 2007 ( #Fictions courtes )

    On m’attend . C’est une évidence. Elle vient de me sauter à la figure et je n’en suis même pas surprise. Laisser le regard se vêtir en douceur de la mélancolique cascade des glycines. Rien n’a changé.. Pas même l’hypocrisie des volets clos , paupières...

  • Histoire Africaine

    18 octobre 2011 ( #Contes et légendes )

    Le village de Kek-Par dormait encore lorsque Wonji Ouolof se mit en route avec son plus jeune frère Kalak en quête de cette eau si rare dont la savane était de plus en plus souvent assoiffée. - Où vas-tu trouver de l’eau en cette saison, aucune bête ne...

  • La chambre aux peluches

    17 mai 2007 ( #Accompagner )

    On m’avait dit “Elle est encore une enfant malgré son âge. Elle est depuis l’age de 18 ans dans cette maison de retraite” La chambre est exigüe, vide d’objets, à part des peluches élimées qui s’accrochent aux barreaux de protection du lit....75 ans. Sa...

  • La maléficienne

    17 mai 2007 ( #Chemins de solitude )

    Ils m'avaient dit de craindre ses yeux de marécages La herse de ses mains et son souffle de givre. Mais je n'ai entendu que le chant du ruisseau Taquinant les cailloux et que j'ai remonté M'accrochant à la corde des gouttes enjouées. J'ai marché les clairières,...

  • Iraty

    17 juin 2007 ( #Fictions courtes )

    « Allez les gars, magnez vous le cul, on se casse ! » Pas facile à bouger ces quatre éléments qu’on lui avait fourgués dix jours plus tôt pour soi-disant surveiller la frontière. Tu parles d’une surveillance. Un sanglier madré qui inspectait son territoire...

  • Horizon

    17 mai 2007 ( #voyages de l'âme )

    Que l’ horizon est beau Lorsque enfin se déchirent Ses rideaux La nuit va se lever. Sur d’infinies aurores, Sur d’éternels encore... S’éteignent dans mon dos Les très lointains échos Des songes capiteux Qui éclipsaient le feu. J’ai brisé une glace Traversé...

  • Le puits

    08 février 2008 ( #Fictions courtes )

    20 heures. Bègles, dont les façades lépreuses s’assoupissaient une à une, sursaute au passage du Vintimille-Milan de retour au bercail. Au poste 11, un cheminot appuie sur sa télécommande, donnant vie à toute une chorégraphie d’entrechats d’acier rouillé...

  • Les Pare-Hordes

    14 mars 2012 ( #Fictions courtes )

    Elles le regardaient toutes avec des yeux de louves . L’une d’elles rameuta d’un signal muet ses compagnes. Elles s’assirent en cercle, avec ce sens de l’espace qui leur était inné. La veillée pouvait commencer. Tous les ans, c’était la même rengaine,...

  • Zoom

    18 juin 2007 ( #Chemins de solitude )

    Le chemin a changé depuis mon dernier passage un déluge d’orties rongé d’ombellifères quelques instants épars de bruyère jaunie et le sable qui va Elle est là son ombre tendue sur l’herbe prête à se déchirer Les marches du perron me paraissent des siècles...

  • Au temps des lettres papier

    24 novembre 2011 ( #autobiographique )

    Au temps des lettres papier quand internet n’existait pas le cœur et les chemins craquaient encore des petits bruits de l’attente Le facteur venait le plus souvent en vélo dans ma campagne landaise mais en Afrique c’était à pied et à pas d’heure car sous...

  • Ratures

    18 juin 2007 ( #Botanique de l'étymologie )

    Rature rature ra tue tes traces traque traque traque gris masques au risque du grand et quart carte carte carte blanche posée entre deux centres de grave idées fouiller fouiller fouiller fou les dessus les dessous de tous les résistants revêtus de syllabes...

  • Manouches

    21 juin 2007 ( #Hommages et échos )

    Le soir par petits groupes elles vont un temps fou à la main leurs rires en cortège écartent les trottoirs rejoignent le cercle de roulottes là-bas derrière les pins entre deux haies sauvages dont les ramures s’aggravent de poches déchirées et de mille...

  • des Dauphins et des Hommes

    18 juin 2007 ( #voyages de l'âme )

    Je ne connais langue des pierres, pourtant ce qu'on entend chanter juste après le lézard, le passage du lézard sur la rondeur des pierres je ne sais mais entends la langue de la mer le doux ostinato l'ostinato des vagues et les soupçons que sèment les...