Poésie, symbolique du monde, les quatre éléments, contes, écoute, accompagnement, musique
Immobile une droite attendait qu’on l’emprunte on ne l’a jamais rendue au soleil disparu on l’a fendue en deux gousse de vanité elle a hurlé la chienne des brèches hirondelles un peu coupantes au bord, le temps, grains alignés, s’est rendu sans broncher...
Au passage le temps goutte à goutte sans escale sans bruit me frôle la joue les soirs d’incubaison au passage le temps ses mots en éventail sur le pourtour des yeux la peau qui transparence à débusquer le je parmi tant d'autres être un grand arbre blanc...
Eternité Peau Espace Temps Tendre la main quelque chose s'écarte il suffirait d'un rien pour se fondre dans la transparence ou la nuit résister se concentrer sur soi peau espace temps ne pas se dissoudre Entre ma peau et ce qui la baigne quelle différence...
Là où tu vis dis moi les grands canaux paisibles se couvrent-ils d’hiver et les murs de maisons dont les pièces cachées s’éclairent à la bougie ou bien y a-t-il comme ici des gens qui suspendent des chiens de toutes les couleurs dans les branches des...
Fille de Chicoutimi il faut que je te quitte un grand désert m’attend tu vois le bois est lisse les ramures étourdies de tous ces chants d’oiseaux il est temps que je parte Je sais enfant je sais je sais depuis longtemps que ce jour se prépare et que...
Il s'appelait Arsène au début il marchait du pas de l’escargot ses pas laissaient des traces argentées dans le sol le temps c’est de l’argent dirent les sages de son village mais attention pas ces monnaies sonnantes qui vous font trébucher non cet argent...
La saison est trop grise pour que l’ennui se pose au soleil pour que les peaux se disent aux passants étourdis de sommeil leur laissant dans les yeux un grand désir planté qui les fait tituber sans avoir bu une seule goutte J’aime être assise à la terrasse...
-Pourquoi, Indien, m'as tu vendu la peau de l'ourse avant de l'avoir tuée? Dans la tente enfumée à la délicate fragrance de poisson boucané , le Vieux tire sur sa bouffarde yeux plissés, yeux froissés, yeux canyons lessivés. Une masse de peaux se recroqueville...
Prenez garde, badauds à l’attente immobile du caïman doré car dans l’eau de ses yeux se versent vos reflets aiguisant muettement ses appétits fossiles . Si votre cœur s’absente dans la puanteur sous l’estrade où les futs se lèvent en armée ébène, bois...
Oh ce pain des montagnes chaleur du four encore toute proche De sa mie brume douce un parfum que les mots impossiblent Seule ma langue contre la vôtre pourrait vous faire goûter la douleur de trancher au cœur blanc et mouillé la longue flamme blonde et...
Je déteste le bruit de vos yeux sur mes rides la suave déférence à ne pas bousculer mon corps amenuisé déjà au bord du vide je voudrais reculer revenir sur mes pas sans effrayer la rose attendre que se pose le temps qui m’est compté Je n’ai voulu dompter...
Avec des ruses d'algue aux vagues déhanchée tu vas un peu penchée Sous les tifs une escale on ne voit plus tes yeux Tes attaches sont fines en marge des couleurs au ban des étiquettes Les avenirs moquette meubles blancs finland'air c'est pas pour toi...
Abritais-tu déjà le crépuscule il y a tant de lumière qui coule de tes doigts Ce que ton corps en morne une sorte de peur qu' importe ta folie c'est la nôtre la mienne Le buste qui s'incline à toucher le clavier un berceau de musique le bras gauche confie...
A qui ont-ils appartenu? Qui les tenait à la main, dans les bras, sur le dos? Ces poches ces sacs, ces cartons empilés, à qui ont-ils appartenu? J'essaie d'imaginer la petite main froissée d'une vieille dame autour de ce cabas en tissu écossais, celle,...
A la manière de La Fontaine " Donc nous ne pesons rien et à notre bonheur Tu ne voudras œuvrer? Sur cet île perdue il nous faudra crever ? " Disaient les Loinde Touh au piroguier dont l’heure Etait à s’assoupir et non aux radotages… Il s’étendait au loin...
Cette histoire là, l’ai-je rêvée , l’ai-je vécue ? Est-elle tombée du ciel comme les pommes de pins tombent parfois des arbres ? Elle se passait il y a très longtemps au cœur de l’Europe, à une époque où malandrins couraient la campagne. Sonja et Ivan...
Qui sont-ils et leurs traces de pas où donc s’attachent-elles et vers quel horizon ? Maudites étiquettes dessinant les frontières nécessaires et vitales les foutus sacs de nœuds qui jouent leur partition sous ma peau c’est fragile la peau quelques degrés...
Vivre grâce indicible du geste gratuit vivre jusqu’à l’absurde On n’arrête pas Gavroche dans sa course aux pavés on n’emprisonne pas les feux nés dans la lande et au bord des marais toujours il faut monter à l’assaut du ciel Forcer frugalité et adorer...
A la manière de Baudelaire sur la contrainte d'un des titres de ses Petits poèmes Quand on regarde au loin où dorment les tempêtes Que le cœur enclos dans sa cage, effrayé, On devine les anges, aux ailes endeuillées Repliés à la nuit que le vent déchiquette...
Pas très loin d'Arreau, dans nos proches Pyrénées, coulent conjugalement un Gave aux galets multicolores et un canal tranquille aux courbes condescendantes. C'est la montagne qui décide de leur divorce. Chacun a ses pêcheurs qui s'ignorent. Le premier...
Tu es venue. Je t’attendais. Savoures-tu la beauté de ce jour silencieux ses marges d'une étroitesse à faire vaciller. Tu es venue. Tu n’es pas comme les autres. Cœur cendré pommettes feu de brousse aux flammes enfoncées jusqu’à l’os. Tu n’es pas comme...
Giono : La chute des Anges - Un déluge - Le coeur cerf Reçu aujourd'hui un petit livre dont les pages ouvertes au hasard m'émerveillent. Une beauté à fleur de phrases, de cette beauté qui donne envie très humblement de se replier dans un trou de souris....
C’est nous cette forteresse pierre après pierre construite autour de nos cris de nuits il faut descendre loin aux choses négligées pour trouver un peu d'air et encore il a la mémoire courte Il n’y a pas de fleurs rien que des ébréchures du sable encore...
Vers l’âpreté le reg vers le sec le sans mot le son primal peut-être je vais aux rêves aériens gommer le bruit de fond et laisser à mes lèvres remonter le poème les feuilles éparpillées cognent déjà la rue de fraîcheur argentine le vent porte une odeur...
La route est comme un livre et ce vert qui tranquille descend à la rivière aurait pu accueillir des mus eaux affamés la route est comme un livre et l’arbre ainsi dressé aurait pu demeurer marque rage innocent Demain il sera rendu coupable lui qui ne connaît...