Poésie, symbolique du monde, les quatre éléments, contes, écoute, accompagnement, musique
Plonger à l’oubli et s’y fondre comme les rayons du dernier soleil se noient dans la mer. Amer. Voilà ce qu’il était. Amer. Tout ça pour rien. Nul ne savait d’où il était venu, posé un matin devant le seuil de cet orphelinat, une histoire déjà vue, mille...
- Mère, dis-moi pourquoi la grenouille a d'aussi longues pattes et le bouleau une peau blanche et noire? - Tu poses souvent des questions compliquées, enfant, je vais essayer de te donner réponse simple. En ces temps-là dans mon Pays Cheyenne tout n'était...
Lui aussi il attend il a un peu vieilli il traîne dans ses plis Il nous faudrait tous deux quelques gouttes de hargne à gauche de la bouche une révolution de pétales indigo Le vent ne souffle plus les feuilles craquelées sont encore à la peine gabarit...
Je crois au contraire qu’ils attendent quelque chose qu’on ne leur donne pas quelque chose que nos coeurs ne savent plus Leur désir pourtant est si vivant si humble de poser un chemin là entre les deux yeux où les questions se lèvent ce n’est pas la fatigue...
Une fleur s’est ouverte au matin arraché à sa branche seule dans l’ eau du vers elle mange l’espace de ma page blanche son parfum entêtant ronge mon dictionnaire J’ai beau fouiller la coupe écarter de mes doigts l’ivoire délicat je ne retrouve pas le...
Toiles de Jenny de Hooghe Femme des pays profonds ta démarche alanguie les beaux fruits sur ta nuque ruissellent et le chemin devant quand le soleil morfond les ombres rétrécies Ah… ! tes fesses coco de mer coquilles chair collier glissant à contre jour...
Connais tu le pays Chaumières grimaçantes ? Portes scellées, vitres opaques Et leurs vieux murs tachés de voix comme une laque Ensanglantée le soir dans la bise chuintante. Dans ce pays de nuit on marche à reculons Pour fuir l’éructation de ces vieilles...
Dis-moi, Mère, pourquoi mon peuple marche-t-il d’un pas si lent et les pieds toujours nus? Ecoute enfant écoute. Au tout début du monde la terre toute ronde essayait des habits de verdure et d’eau claire Le menton dans ses mains et le dos plein d’ennui,...
Ce matin là, je me promenais le long de la grande baie, recevant du lointain les parfums capiteux et sauvages de la mer; des miettes de sel se posaient sur mon visage. Les érables en cette fin d’automne, de leur rouge et or peignaient un rideau somptueux...
Nous vous avalerons sans faim et sans scrupules, nous vous avalerons juste pour le plaisir et nous nous gausserons des ouches à bâtir bernées au bord de l’ eau par les frères Crapules Vous n’aurez pas le temps d’alerter vos stratèges, de faxer vos émois...
Les maisons Obus de Pouss au nord du Cameroun Photos extraites de ce magnifique site qui a réveillé bien des souvenirs... (merci Jean-Pierre d'avoir rectifié l'adresse..) Le village de Kek-Par était en effervescence. Le roi Je-Sétou avait convié tous...
- L’orage, Mère, l’orage me terrorise. - C’est farfelu, enfant, l’orage est sans état d’âme envers toi, fais-en autant. - Il peut me tuer ! - Par accident, enfant. Ecoute un peu ton bon sens. Bon assieds-toi, je vais te raconter l'histoire de l'orage....
La bas il pleut la nuit, car le jour s’y oppose. Il y a bien longtemps, l’ arbre de bois de rose Et le palétuvier ont tenu conférence. Au bord de la Cayenne un puma dans l’enfance Cherchait refuge après la chasse. Deux arbres sûrs Lui offraient un abri....
De notre arrivée au Puy je garderai le souvenir d’un sentiment d’angoisse devant la file de pèlerins motorisés qui s’acheminent d'un même pas que nous vers les rares parkings de la ville. Au point d'espérer une sorte de déraillement de l'espace temps...
Laissez moi vous conter les causes et raisons des choses de ce monde. Laissez vous surprendre, emporter au gré des vents joueurs, laissez l’enfant renaître et traverser la peau, montrer son minois froncé là où s’est depuis longtemps installé le papier...
Fresques du Tassili Les déserts sont terre féconde pour peu que l’on accorde un tout autre regard aux chuchotements des cailloux ... On n’est jamais seul dans le désert. Il suffit d’attendre et de quelque ombre à côté de laquelle on était passé sans la...
S ème , Sator, sème A vant que le soleil ne vienne réclamer T ribut de sa chaleur O nde fauve assoiffée de R osée A pprends, Sator, apprends R ouge noir ou lumière E t vers l'horizon va sans jamais te distraire P as même du parfum en sublimes brassées...
Je ne sais plus si j’ose dire “Tu” ou “Vous” Au Baladin d’ailleurs, Je ne sais depuis quand ses poèmes si doux Ont su toucher mon coeur? Je ne sais si un jour, au travers de l’écran Je plongerai ma main Je ne sais déjà plus depuis combien de temps J’attends...
Pour accompagner cette promenade, le prélude de la suite n° 1 pour violoncelle de Bach par Paul Tortelier dewplayer:http://s3.archive-host.com/membres/playlist/1543578952/suiteBachTortelier.mp3& Mercredi dernier escapade en pays d’Albret, berceau du Roi...
Ce matin là Il y a longtemps, si longtemps que racines et lianes ne savaient où plonger leur mémoire, Sorcier le Grand jouait à la pâte à modeler. Ce matin-là, comme la gazelle saute mais sans savoir vraiment pourquoi par dessus les épineux de la savane,...
La chasse avait débuté tôt ce matin là. Une brume épaisse répercutait de proche en proche l’écho à peine assourdi des sabots sur la terre contuse. Ils dévalaient les côteaux, serrant à chaque fois d’un peu plus près l’escargot géant qui excitait leur...
- Fille de Chicoutimi, pourquoi es-tu silencieuse aujourd’hui ? - Enfant, il y a des jours comme cela où l’esprit a besoin de se régénérer. - Parle-moi du silence. - … - Fille de Ch… - Chut ! Derrière le rideau des arbres que refermait lentement la nuit,...
Mon Ami, Vous arrive-t-il parfois d’être submergé par le bruit environnant au point d’en éprouver l’envie d’un refuge ? Il est un proverbe africain qui dit : « Le monde est bien fait : on a une seule bouche pour moins parler et deux oreilles pour mieux...
On était bien, on avait peur les nuits pas surveillées L ' ennui courait vers ce qui manque géographie du cœur géométrie du ventre Notre bouche motus et cousue par la force sentait derrière les lèvres cavaler en désordre les bruits des autres temps couteau...
Parfois on croit avoir ouvert l’espace devant soi et c’est le chemin qui vous traverse le ventre la peau éclatée de tumultes peut être dissoute on se sent avalée par de grands tourbillons de lumière et de nuit on ne sait si l'on boit et respire à la source...