Poésie, symbolique du monde, les quatre éléments, contes, écoute, accompagnement, musique
Elle est notre plus beau cadeau: La Vie. Les rythmes dont l'habillent les saisons sont un émerveillement constant. Pour vous si fidèles, en ces jours qui précèdent Noël avec toutes mes amicales pensées... Elan de la fleur surprise en son éclosion tardive...
Penser l'infra en rouge nombre palette sang chairs caressées, peintes, gobées terreau des fleurs insaisissables, au vent volées Oser l’orange goût soleil aubes promesses veinées de miel les yeux encore enclos des songes plumeux et bronze Voir se lever...
Quelques instants avant de rentrer en scène.... Il y a ... 32 ans. « O lune, par dessus les nuages, inonde de tes rayons les villages endormis et les sentiers des hommes. » Ce soir, la lune est multipliée par dix. Dix spots qui écrasent l’avant-scène....
Il attend et il rêve La peau collée muraille les noms sont pas d'ici aux falaises rougies vent bercé dorment des pensées d'ocre La-bas il y a des murs tout droits que le vent n'a jamais effleuré Mais derrière leur paroi en apparence sèche un monde humide...
La table était solide et pourtant sur trois pieds Simplement reposait Sur son plateau la chair d'un monde en devenir La table était solide et lui , pour divertir Les badauds d’un sourire Lui, pétrissait la terre, le vent, l’eau, le feu Les passants se...
Chateau de Montesquieu à la Brède en Sud Gironde Elle aussi elle se trouve dans la fleur du nu âge gris elle vient picorer le pas peur de la pluie oh les jolis ronds des gouttes comment c’est en dessous ? ressemble à de la graine ressemble seule ment...
C'est Bébé Cétoine qui donna l'alerte, de sa petite voix mordorée aussi douce qu'une crécelle rouillée. " Z'ai vu un z'hélicoptère! Z'ai vu un z'hélicoptère!". Bébé Cétoine était encore à cet âge miraculeux où les êtres vivants sont souvent sur le dos...
Pourquoi cette heure-là plutôt qu’une autre ? Parce qu’elle était turquoise et que nous l’attendions. Au loin, la plaine filait depuis la veille cette couleur tant espérée, creusée d’un soleil presque blanc et aussi fragile que la peau d’un nouveau-né....
La cuisine est une forme de poésie j'en aime les parfums en grappes , ce qui s'ourdit dans les marmites le résultat plein de hasard de mes contournements car je ne suis jamais à la lettre , ni au poids une recette toujours improviser toujours taguer les...
Sur les ruines les cendres nous bâtirons des ponts les arbres grandiront où griffaient les blessures Sur les ponts et les murs nous écrirons enfin ce qui n’a pas de nom la douleur de l’argile et le désert d'attendre Voici venu le temps de refermer l’orage...
Mon Ami, Je sens bien que l’admiration que je porte à votre talent de Poète , vous qui préférez le mot de « brouillonneur » vous agace et contredit vos intimes convictions. Vous nous dites, si je vous ai bien compris, que l’humanité a perdu cette aptitude...
E lle est celle qui attend L’ Âme, trésor paisible L e regard réservé contient tous les possibles E lle est celle qui attend E lle est celle qui couvre S ous le grand manteau bleu T out le non révélé C e que l’esprit découvre E t ce qui fut rêvé L e non...
Sur les tertres houleux enluminés de givre un vieux chêne est ancré à quelques encablures de mon dernier sommeil Regarde sa ramure couler comme une invite à rejoindre l’écorce et à percer le vent L’heure est aux giboulées de platine d’or fin le rideau...
Née aux ongles griffus je ne sors que la nuit dans le fracas confus des fiacres qui s’enfuient sur le pavé mordu Jusqu’au bout de la nuit je vais vers la parole gravée dans le rocher Née d'une peau de brume je ne vis que pour lui et quand le soir allume...
Gormsch s’assit sur le sommet de la butte, d’où il voyait lentement le ciel se dissoudre entre les champs de seigle et quelques bosquets épars. Leur noirceur contrastait avec le crépi jaune cru des chaumières, et cela le fit fondre en larmes. Le paysage...
Je voudrais être un jour une fleur sans épines Que la brise taquine et qui ne s’en émeut Attendant près du feu les chansons très câlines D’un gentil vagabond venu du « quand-il-pleut » Nous nous raconterions les fruits de la nature Des feuilles l’aventure...
Ce matin là, passant par des chemins qui ne vont pas vite, nous laissons derrière nous la rondeur des vieilles montagnes. Ces lieux nous parlent d'un lieu avant notre naissance, où le regard, navigateur à l'infini se perd et se dilate dans les nuances...
Les jours sont ocres et ne se ressemblent pas . Parfois c’est le soleil qui prend toute la place mais aujourd’hui il dort et l’horizon me boude. Pourtant j’ai bien tenté d’avancer prudemment les mains paumes ouvertes comme on apaise un fauve pourtant...
Du fond de l’horizon , il s’était mis debout L’infini tout heureux, l e Huit à taille fine Une rose des vents piquée sur sa poitrine La balance du juste suspendue à son cou. Très vite il rencontra un chemin parallèle A son propre trajet. Il y voyait vaguant...
La nuit descend plus tôt que d’habitude, quelques restes d’azur effiloché s'amusent, les vignes ont déjà bu la chaleur du couchant Saurai-je à qui je dois de contempler les rudes bastides endormies sous les ombres camuses? Ces tiges de lumière en éventail...
Une nuit de Sabbat, j’ai rencontré ses yeux D’émeraude, Sombré Entre ses mains si douces, brunes et maraudes Et ses ailes d’archange et son beau corps boiteux Ont vibré au-dessus de somptueux déserts. Il m’a conté le monde aux vagues concentriques La...
Là-bas. Survivre. Ciel matin bleu grognant le soir. Dans l’entre-deux, un voile lourd. Mer marron d'esclaves échappées belles ou sordides souvent la face dans l’eau du fleuve. Au pays de la sapotille il y a des armées dantesques crabes, triste soldatesque...
Le bonhomme me fait peur. Son magasin exhale une odeur de moisi à la petite semaine. Les murs laissent s’avachir ici ou là des lais entiers de papier pisseux d’une autre génération. C’est à peine si le jour se fraie un chemin jusque dans le fond de la...
On ne fabrique plus ces grands bols de faïence Aux guirlandes bleutées Où s'enroulaient contents les petits poings d’enfance Lèvres chocolatées Pourtant on s’y perdait en appuyant les yeux Sur les îles de lait Dont la peau se fripait Dans un grand coin...
A Jean-Pierre Elles s’étaient posées sur le sol du désert, juste à l’endroit où il avait disparu du regard de son ami dessinateur de moutons… Majestueuses et grises, les ailes ourlées de noir, elles remontaient vers le Nord. Il s’approcha d’elles. - Vous...